02/02/2012

Au plaisir, où sont les mots ?

Idée de texte du site Écrire 2012 : Thème : Le plaisir d'écrire

 

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Rien n'est moins facile que d'écrire sous la contrainte et encore plus difficile quand elle est absente. Alors, y-a-t-il plaisir à écrire ? Bé, non ! Aucun. J'écris parce que je ne sais pas écrire. Ce postulat posé, la question impertinente pointe son nez : est-il raisonnable d'écrire ? Bé, oui ! Ce paradoxe est a son firmament et l'encre sèche pour la suite à donner à cet état de fait.

 

En vérité, le plaisir d'écrire n'existe pas. Et ceux qui vous disent le contraire n'ont rien compris à l'affaire. Écrire c'est respirer. Éprouve-t-on plaisir à respirer ? Non. Sauf effectivement si vous avez la figure sur la traversin après vous êtes débattu avec un cauchemar. Ou que votre cœur se soit mis à faire des siennes et que vous retrouver la vie, grâce à l'intervention d'urgentistes après avoir dit bonjour à la mort, histoire de savoir commet elle va. Là, vous éprouvez un plaisir incommensurable à respirer. Mais écrire? Chaque mot est une transpiration, chaque phrase se tord pour trouver la bonne posture, chaque ponctuation cherche sa place sans billet réservé, et chaque paragraphe est une vertèbre qu'il ne faut pas abîmée. Et combien de mes textes on la scoliose ? Pratiquement tous ! L'écriture n'est pas un plaisir, non ! Et je ne vous parle pas de l'inspiration. Fadaise de trublions de l'écriture qui s'accrochent à un mirage au fond de leur cervelle.

 

Alors, pourquoi écrire ? C'est un besoin irrépressible. Ce n'est pas une drogue, c'est une damnation ! Même si les mots ne sont pas dans l'odre, il fuat sotrir la chsoe puor la liebrer. Construire des phrases, même si cela n'est pas cohérent. Et inversement. Qui peut échapper à une telle damnation ? L'exorcisme est une solution. Mais à qui s'adresser ? Le curé du coin n'est pas indiqué, trop vinaigré des Saintes Écritures et la désenvoûteuse trop sulfureuse. Bref, je vis avec, à défaut de faire mieux et j'éponge mon mal sur des lignes, qui n'attendent que leur bon plaisir, car comme nous dit Alfred : «  Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse! »!

 

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2012

21:52 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : écrire, plaisir, affaire, écriture |  Imprimer

Commentaires

"Amour est le grand point, qu'importe la maîtresse , qu'importe le flacon
pourvu qu'on ait l'ivresse".

"Adieu! je crois qu'en cette vie je ne te reverrai jamais. Dieu passe, il t'appelle et m'oublie; en te perdant je sens que je t'aimais"........
Bon anniversaire ( sourire )
Nancy

Écrit par : nancy | 03/02/2012

Bon jour Nancy,

Voici parmi les poèmes que j'aie écrit pour toi, dont aucun de parait sur le web, un extrait :

Je suis ton sésame, ta céleste entrée,
D'un mot, j'appartiens à ton écrin,
Rosée du matin viens à moi,
A ce cœur tenu en barrage, cloîtré,
Ton assomption te tend la main,
Nul que moi ne verra que toi !

- - - - -
Toute vie est immature, les nôtres labourent
Les sillons de l'avenir, et de semences sincères
Nous récolterons les pétales bleus de l'Amour,
Et nos cœurs seront nos alliances nécessaires !
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Toute passion à son revers, durer s'est l'enterrer,
Sommes-nous de ceux qui seront les fossoyeurs ?
Prends-moi la main et tiens le zéphyr prêt à dévorer
Nos mots de langues à jouir du présent douceur !

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Les maîtresses passent, et la femme d'une vie reste et l'ivresse est intacte !

« J’aurai soin de ma vie, à condition que tu auras soin de la tienne. Conservons-nous tous deux pour nous retrouver … » lettre du 29 avril 1834, G.S.

Merci de tes mots.

Max-Louis

Écrit par : Max-Louis | 03/02/2012

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