12/01/2012

Qu'est-ce ?

Idée de texte du site Écrire2012 : « Que s'est-il passé ce jour-là ? »

 

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Image de Jean-Baptiste Maradeix

 

 

Je ne sais pas ! J'ai loupé quelque chose ? Une distraction, une erreur, un quiproquo, un égarement, … que sais-je ? Peut-on me soupçonner d'avoir été dans le questionnement, ce jour-là ? Il est possible, mais rien n'est moins sûr, quoi que ? Si c'est la cas, on peut revenir sur les brides de ces questionnements.

 

A quoi servent les questions ? D'aucuns disent : au mieux, à y répondre. Et au pire, à passer le temps ? Le questionnement un passe temps comme un autre ? Il faut poser la bonne question, certains diront « - Il n'y pas de mauvaises questions ».

 

La question est-elle une torture inhérente à l'être humain ? La question est-elle source d'immobilisme ? Et celui-ci est-il synonyme de mort ? Mais la mort, qu'est-ce ? A part « un manque de savoir vivre » ? Une part d'un cycle ? Une fin, un début ?

 

Notre monde ne s'est-il pas construit sur des questions ? A tout moment ? Par exemple, ces diplômes obtenus ou ratés ne sont-ils pas le fait de questions ? A tout instant, des milliards de questions sont posées dans ce monde et ne pourrait-on pas dire que la question est un mal endémique ? Y-a-t-il un vaccin pour guérir de la question ? Est-il pensable que l'univers lui-même se pose des questions sur sa propre structure, sa propre évidence de vie dans le sens large du terme ?

 

Qu'adviendrait-il si la question disparaissait ? Mais la question a-t-elle vraiment existée ? Peut-on mourir pour une question ? Ou meurt bien pour une idée, mais celle-ci ne surgit-t-elle pas d'une question ?

 

Ne dit-on pas : « - Fais cela sans poser de question » ? Sommes-nous pas dans le nœud du questionnement ? Entre la question qui dérange, où pourrait l'être et la question pertinente, cocasse, insidieuse nous amène à la question du silence ? Le point d'interrogation qui flotte sur une assemblée ou un interlocuteur ou même devant sa propre glace, n'est-elle pas une question à part entière, plus démoniaque ?

 

Qu'est-ce qu'une question sans réponse ? Une énigme ? Elle même un mystère ? Sera-elle rangée dans un placard de notre mémoire ? Ressurgira-t-elle à l'identique quelque temps plus tard ? La question évolue-t-elle ?

 

Et la réponse n'est-elle pas une marionnette ? Et une réponse est-elle vérité ? « Ceci est n'est pas une pipe ». Et si la vérité de l'instant ne l'est plus l'instant d'après, à quoi peut-elle servir ? Et si la question était un faire-valoir de la réponse dans son monde, pour créer un effet d'optique déformant à l'accepter comme juste ? A l'inverse, et si la question n'avait que pour but de générer un apprentissage ? De résoudre des difficultés ?

 

Question ouverte, fermée ? Qu'importe, la question est une hydre et la réponse du même tonneau. L'assertion est osée, voire audacieuse, mais toute question/réponse ne l'est-elle pas ?


© Max-Louis MARCETTEAU 2012

16:54 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : question, monde, humain, interrogation |  Imprimer

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