24/10/2011

Agression.

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Je ne vais pas par quatre chemins, c'est celui-là même où j'ai été agressé. Ce premier chemin, là, à votre gauche. Oui, agressé. D'ailleurs, je me demande comment, je peux l'écrire.

 

Ce chemin alternatif à la route principale de mon village que je voulais éviter, pour me raccourcir et surtout ne pas écoper des quolibets sur ma poupée gonflable. Je revenais de la ville voisine en autostop et la conductrice, blonde blé, pas pimbêche, ne regrettait pas le transport de ma modeste personne déposée au carrefour des Sept Nains.

 

Donc, par ce bel été, la chaleur avait élu domicile. Elle ne lésinait pas à la dépense. Pas d'économie d'énergie pour elle. Dire qu'elle avait le feu aux fesses, y avait pas loin.

 

Je transpirais comme un baudet à la montée du premier col de l'Everest. Moitié nu, (à part mes chausses, ma chemise blanche et un short taillé à la serpe : je précise pour stopper toute imagination érotico-à-la-noix), je prenais ombrage des feuillus filandreux de la lisière du chemin pour éviter le rayonnage d'un soleil en pleine forme.

 

J'étais, au bas mot, à quatre cent quatre-vingt-huit mètre de ma porte d'entrée. Ma roucoulade avec la blonde blé, m'avait bien fait perdre quelques milles de calories et je sentais comme un coup de pompe et rêvais d'un jus de fruit dans la glace pilée (ne pas confondre avec épiler).

 

A mi-chemin de mon habitat humanoïde, j'ai ressenti comme un froissement d'ailes dans le feuillage, léger, puis franchement fort. Je n'étais pas d'humeur à avoir peur. Mon adrénaline était en léthargie. Aucune planification d'autodéfense. Bref, chemin faisant, j'étais à dix mille lieues avec mon jus de fruit qui s'était transformé en douche.

 

J'ai eu juste le temps de tourner la tête, qu'une espèce de volatile s'est projetée sur mon épaule dans un cri à rayer les carreaux de la Mère Denis et par la même occasion à mortifier son linge.

 

Une dinde furibarde ! Et oui. Elle était précoce de vélocité, prêt pour décoller de Kourou. Elle ne devait pas aimer sa société de mâles. Madame avait eu le béguin pour ma pomme et m'avait mis le grappin de dessus.

 

C'est vrai que je ne vous raconte pas tout. Depuis un certain temps, déjà, ce gallinacé prenait plaisir à becqueter ma porte. A coup de balai, je l'a renvoyais. Mais le genre féminin a de la suite dans les idées. Depuis cette ultime rencontre, je l'ai placé … au chaud, dans une … cocotte-minute.

 

 

 

© Max-Louis MARCETTEAU2011

 

 

23:51 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blé, agression, short, nu |  Imprimer

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