12/10/2011

Le vol des oiseaux

 

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Petit Trianon : Versailles

 

 

Le vol des oiseaux est le même. Non, il est différent. Le partage n’est plus. Il est aux abonnés absents. J’essors mes souvenirs dans le seau de mes draps. La taie d’oreiller dessinée de coquelicots me tient de confident. Mes paroles de nuits s’impriment et disparaissent aux premières lueurs du jour. J’agonise comme une plante en manque d’eau, en manque de ton Amour, celui qui révèle que l’on est vivant. Mon film de vie est un noir et blanc raturé par les heures de ce manque qui creuse la tombe par les larmes devenues acides avec le temps.

 

Le soleil se lève. Et le monde vient de changer, si ce n’est le regard qu’on lui porte à présent. La douche du matin ne tranquillise pas la douleur de mes yeux. Même la peau a modifié sa texture, se rétrécie à un éventuel contact. Qui oserait venir me câliner, d’ailleurs ?

 

 

Tenir ta main. Caresser ce sein et l’autre pour ne pas faire de jaloux. Poser ma tête sur ton ventre. Ici, l’ordre importe peu. Ce sont ces moments qui se goûtent. Oui, c’est divin. Ce présent écrit est du passé noyé dans d’autres images de toi.

 

Ce Toi, un toit pour moi. Ce Moi, ce toit pour toi. Le toit de l’autre pour soi et à soi l’un l’autre, nous ne faisions qu’un. Un lit, une pensée, une action, … une vision ? Tout me rappelle à toi, ces temps ci. Étrange.

 

A jouer avec le feu, le feu a gagné. Chacun a le cœur brûlé au troisième degré. Mais n’est-ce pas le cœur de notre amour qui est brûlé ? J’ai ce charbon de cœur pour me réchauffer et j’ai froid.

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2011

18:04 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer

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