18/09/2011

Anniversaire

 

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Un anniversaire ne s’oublie pas. D’ailleurs comment oublier ? Quoi que ...

 

Les années passent sous le feuillage des souvenirs et le composte de cet amour est une braise qui n’attend que le souffle révélateur pour s’enflammer.

Je suis devenu homo hibernatus sur ce quai qui ne se rappelle plus de quoi il retourne. Les homos sapiens ont foulé nos derniers instants dont ils ne restent plus aucune molécule, si ce n’est aucun atome. Mais savais-tu que ces derniers instants dont tes mots d’adieu n’étaient pas convainquant et mon silence colère retenu par la chaleur des murs d’enceintes de ton aura, sont marqués d’une empreinte dans nos fibres ?

 

Nous étions incompatibles. Et pourtant nous nous sommes cherchés des décennies. Défier la nature de nos raisons et le cœur en détecteur involontaire prenait part avec le hasard de nous brancher sur la même longueur d’onde.

 

Les dés étaient jetés et les cartes nous ont construits un château. Je l’aurai voulu de cristal, il s’est transformé en château d’Espagne.

 

Nos caractères nous ont-ils vraiment séparés ? Oui. Nos cœurs, non ! A Nous deux la faute.

 

Balle au centre.

 

Tu as voulu revenir à ton port d’attache, comme une naufragée. J’ai voulu te tendre la main et j’ai fauté. Il y a les femmes et la Femme de sa Vie. Jalousie n’apporte rien. La trahison aussi. Tu as eu ton poteau d’exécution, j’ai eu le mien.

 

Balle au centre.

 

Chacun avec une souffrance qui n’était pas celle de notre amour, mais celle de nos histoires respectives. Nous étions formatés avec cette impossibilité de nous défaire de nos hardes. 

 

Mais tout cela c’était hier, n’est-ce pas, Mon Amour ?


 

Max-Louis MARCETTEAU2011

23:16 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anniversaire, amour, dauphins, vie |  Imprimer