29/04/2011

Cogitation

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Oeuvre de Stephan BEAUVAIS


 

« Ce qui n'a pas de lieu, un grand désordre » du site Paradisbancale

 

La topographie de la pensée n'a pas lieu de tenir compte d'un ordre quelconque dans sa représentativité d'un lieu existant physiquement dont les données imagées ne sont que pures spéculations car non soumises au préalable à sa connaissance. Ceci posé :

 

Quoi qu'on pense, le lieu est attribut de la perméabilité de la pensée, permettant ainsi de dessiner un bloc de pensées qui accorde un seul élément de référence afin de pouvoir constituer une définition si ce n'est un début de construction.

 

Ce non lieu ne fait pas office de lieu permanent. Il est lieu partout où bon nous semble. D'ici ou d'ailleurs entre les images réelles imprégnées de notre rétine, à celui existant par les différents spectres de la lumière invisible qui peuvent sous-entendre que, pour l'exemple, le grand désordre s'installe, simplement pour étayer un début de pensée sur le sujet. Il est paradoxalement le point d'équilibre.

 

Nous abordons la pensée relative, sur un lieu relatif et dont la consistance des deux, peut pré-valoir sur tous les termes, si ce n'est qu'un seul, au pouvoir de créer une entité subjective pour le plaisir d'assembler des idées, des définitions, ici, le désordre comme point d'appui.

 

Cependant, on a tout lieu de penser que les mots : lieu et désordre (grand étant un qualificatif pour rehausser le désordre) ne sont que des faire valoir. Car ce qui importe, ici, est la négation : n'a pas. Il soumet ces deux mots à sa diktat. Il émet sa puissance comme un empereur sur ces sujets.

 

Par cette première hypothèse : « Ce qui n'a pas de lieu, un grand désordre », la pensée plus que le lieu permet d'appréhender qu'un désordre possible est présent. Rien, nous le confirme. Il en ressort toutes les possibilités, le désordre en est une. Nous pourrions à loisir décliner. Et à chaque déclinaison, un autre monde viendrait se greffer dans la propre pensée, jusqu'à envahir (soyons fous) la réalité. Celle-ci, pourrait vaciller et ne plus se reconnaître. Elle deviendrait une réalité désordre, voire pire, à disparaître. Le désordre maître à bord, n'aurait plus qu'à donner naissance au chaos. D'ailleurs, n'en est-il pas ainsi ?

 

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©Max-Louis MARCETTEAU-2011

15:55 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer

23/04/2011

Mante religieuse

Jean-Jacques,gravure,révolution

 Gravure de Jean-Jacques LEQUEU - 1757/1826


 

Tes regards ne viendront pas attenter,

A ma pudeur de jeune novice patenté,

De platoniques amours idolâtriques cotés,

De courbes avantageuses de beauté !

 

Ma belle, je reste sur le front douteux,

De ton amour, à la fatuité de ton je jeu.

Je ne serai pas la botte de paille de ton feu,

Et impose, à tes assauts, mon couvre-feu !

 

A l'avis ainsi tenu, tu forceras les éléments,

De mes convictions et tes armes en avants,

Tu frapperas les portes de mes désirs d'amant

En devenir, au seul but de jouir à mes dépends !

 

N'est-il pas vrai, que mes remparts glorieux,

A cet instant, ne seront plus que ruines à tes yeux,

Au moment de ce corps à corps attendu voluptueux,

Et violent, tout à la fois, je deviendrai amoureux ?

 

Je n'ose penser à ta possession, à la haute grille

De passion qui me tiendra prisonnier en ta bastille,

Et tu suceras mon cœur ouvert, offert et la cédille

De ton sexe se frottera sur mes pensée faucilles !

 

Non, non ! Passe ton chemin ! Au plus-que-parfait

J'avais dormi et le rêve de tes échecs, aux essais

Audacieux m'avaient réveillés à l'érection d'intérêt

Et je redoutais l'empoisonnement … à ton reflet !

 

Tu me tenais par le harnais ! Fallait-il se draper

De prières jusqu'à la nef de ta poudrière trempée

Du désir de me chevaucher pour d'un coup te stopper ?

Je luttais, le chapelet usé, les incantations étripées !

 

Tu devenais de jour en jour plus ardente à souffler

Tous les cierges protecteurs de mon auréole aveuglée,

J'embrassais la croix descellée de mon supplice moulé

De Foi qui s'ébranlait aux rafales de ton aura gonflée !

 

Je me trahissais moi-même, de mes vœux à la valeur

Devenue obsolète, fléchissais tel le saule pleureur,

Et m'abreuvais de toi comme un esclave jouisseur.

J'allais abdiquer par tes desseins séducteurs !


 

Ainsi, je cédais à la mante religieuse jusqu'à vendre

Mes frusques au marché des regrets puis prendre

Le nouvel habit de la déraison sans attendre,

Même si j'avais en tête, d'ici peu, de me pendre !

 

 

 ©Max-Louis MARCETTEAU-2011

 

 

19:18 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aura, religieuse, grille, glorieux |  Imprimer