15/04/2009

Elle et Lui (7)

Néfertiti et Akhénaton
 

 

Elle : « Caresses de tes nuits sur ma peau tissée d’ecchymoses du manque, tu m’assoiffes de toi.

Lui : « Toi, rumeur de mes nuits d’adolescence, je t’avais écris à la solitude de mon encre de sang.

Elle : « Sang bouillonne à l’excitation alternative de tes digitales pourpre, je profère tes mots fatals.

Lui : « Fatale, tu es femme, prise à la démesure de toi-même, tu es m’as statue de Liberté.

Elle : « Liberté statufiée par les vagues de sel, tes mains se brûlent, tu es torche vivante dans ma nuit.

Lui : « Nuit d’été est né l’arbre Amour, racines et cime côtoient paradis et enfer, embrase ma vie.

Elle : « Vie déterrée, la lumière sèche ses larmes, la fleur d’hier est celle d’aujourd’hui, idem.

Lui : « Idem est la pensée sur les lignes d’eau d’un océan aux abysses d’amour, je suis né en toi.

Elle : « Toi, seul chevalier à m’avoir domptée au fouet de tes mots, mes larmes sont tes océans.

Lui : « Océan de mots projetés sur ton corps, fleuve d’aimer, vagues rugissantes, tu es insatiable.

Elle : « Insatiable, j’imprime sur mes draps tes couleurs, tes douleurs, à la nuit griffée de mes étoiles.

Lui : « Etoiles, je dessine ta réalité de mes mots pour conter les années lumières de l’attente.

Elle : « Attente, je tiens en mon cœur les épines des heures, qui percent mes étraves et me coule.

Lui : « Coule la rivière des instants pris en flagrant délit de me tourmenter sur le parvis de notre amour.

Elle : « Amour, j’en gravis tous les calvaires, les pieds meurtris, les mains en sang, viens me border.

Lui : « Border les derniers mots comme une dernière pelletée de terre, j’encercueille ma prière de sang.

Elle : « Sang qui déborde de mes yeux je respire ta peau d’ortie, tes mots comme une meute me dévore.

Lui : « Dévore les cieux de ta solitude, tu comptes les ressacs sur ta plage de sable, slave d’amertume.

Elle : « Amertume, celle de ta trahison d’aimer les fantômes de ton imaginaire, les yeux vides.

Lui : « Vides cœurs, t’aimer aux bourgeons de tes printemps qui se fanent d’année en année.

Elle : « Années d’espoir, reposoir sur le balancier du Temps, je t’ai crée à la terre d’argile rouge.

Lui : « Rouge sont mes heures défigurées aux pinceaux de ta vie, anagramme d’une ombre égarée.

Elle : « Egarée à ton impasse, les jeux sont faits, tu perds de ta superbe et je gagne car je suis à toi.

Lui : « Toi, un hasard fabriqué à la mesure de nos dissonances pour nous couronner de sa passion.

Elle : « Passion déversée en eau brûlante, nos chairs en lambeaux et nos esprits gisent sur un lit de mots.

Lui : « Mots de la faim.

 

 

©Max-Louis MARCETTEAU 2009

 

18:36 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : eau, passion, faim, chairs |  Imprimer

Commentaires

Il faudra vraiment (si vous le voulez) que vous m'expliquiez, je crois que je m'égare dans des supputations, entre votre vocabulaire mortuaire, je me demande si cette femme existe vraiment, ou si c'est l'interprétation de la femme rêvée et je me dis que ce serait triste qu'un tel amour n'ait pas été.

Écrit par : KATHERINE | 20/02/2013

Oui, effectivement, a-elle vraiment existé ? Vous me faites de la peine. Mais bon, pas grave. Et si je devais vous donner une réponse, elle serait en privé.

Écrit par : MaxLouis | 20/02/2013

Je vous fais de la peine ? de ne pas avoir compris par moi-même, je suis désolée. Si vous devez me donner une réponse, je pense que vous avez mon adresse mail et vous pouvez m'envoyer un message par mon blog. Seulement si vous le voulez, sans contrainte.

Écrit par : KATHERINE | 20/02/2013

Je ne vois pas d'adresse mel sur votre blog, si ce n'est un compteur :)

Écrit par : MaxLouis | 20/02/2013

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