03/02/2008

L'homme est un conquérant

Photo Olivier Cornelis intitulée à saute mouton

 Photo Olivier Cornelis intitulée « A saute mouton » http://olico.skynetblogs.be/

 

L'homme est un conquérant, et oui mesdames ! Le trophée gagné, il lui reste quoi d'autre à faire ? Et bien, comme nous dit Brel : " L'homme est un vagabond". Alors, il vagabonde et la femme crise et oui, la possessive n'aime pas partager (pléonasme), là est son moindre défaut. L’homme rentre dans le rang aux mots de soumissions de sa chère et tendre : «  Qui tient le pantalon, ici ? C’est moi ! », ou la femme prend ses bagages, et part, séance tenante, seule ou accompagné d’un moutard, à qui le juge demandera : «  - Tu veux rester avec maman ou papa ? » d’un air papi gâteau. Le gamin, n’entend pas trop bien la question, ce mouche avec les doigts, à défaut d’avoir un kleenex proprement rangé dans un tiroir de la salle de bains oublié la veille du départ de sa mère, elle-même en larmes (de comédie) pour bien faire comprendre toute la faute à l’homme, le boulet de sa vie, de ses envies frustrées, de sa tromperie inexcusable. Et l’enfant de partir avec sa mère, les yeux rivés sur son père, blanc comme un linge, les yeux humides (pour de vrai), l’air aussi dépité qu’un : 3-0, que vient de subir son club de football chéri (pas de nom, je ne veux pas faire jaser, pour tel ou tel club) humilié et proprement éliminé en finale de la Coupe de France. Cependant, si l’homme se repend, agenouillé prêt du lit de sa compagne au bord du gouffre sentimental (un vide que les mathématiciennes sont incapables de résoudre, il est vrai qu’en calcul, les femmes ne sont capables que de résoudre le retour de leur période (pour ne pas dire, règles), il a, quelque chance de pouvoir rattraper le coup. Mais ce n’est pas gagné pour autant. Il devra racheter une conduite. Ce n’est pas comme le permis de conduire où l’on peut racheter ses erreurs : « - dit moi chérie tu n’as pas 2500 euros qui traînent sur ta psyché ? » «  - Ma psyché ? Qu’est-ce ? » La femme d’aujourd’hui, n’a que le reflet de sa télévision, pour seul miroir, ce qui limite son angle sur elle-même et agrandit d’autant ses complexes, et oui c’est un paradoxe, la femme est faite de paradoxes. Donc, l’homme se rachète devant sa belle. Une reconquête s’impose : câlins matin, midi, soir (posologie minimum recommandée), fleurs, restaurants, shoping, supermarché, réparations du domestique et autres tracas, bref, l’homme s’investit, paye la facture le prix fort, la femme roucoule ! Mais une femme n’oublie jamais. Elle reste attentive, et l’homme sur ses gardes. Tout regard sur une autre femelle remettrait en cause, tous ses efforts. La prudence est de rigueur. Il a supprimé les numéros compromettants de son téléphone portable, surtout la blonde platine dite : fontaine et la brune gothique dite : l’épingle. Jeté deux boîtes de préservatifs, le cœur lourd et l’érection en berne. Il rentre le soir, à l’heure.  Il sait tenir une conversation : il parle chiffons en expert, se tient au courant des potins mondains, invariables donc récurrents, s’applique à comprendre l’incompréhensible : les effets de la crème de nuit et du matin, compatit sur la misère du monde animal et accompagne sa tendre aux conférences sur la grenouille volante, sans oublier qu’il est devenu propre, ordonné, un tantinet maniaque.  En un mot, il devenu l’homme idéal. Mais le temps fait son office. Le train train quotidien prend le dessus. Les relations s’émoussent. L’ennui s’applique comme une pommade chaque jour. Bref, le couple s'ankylose sur sa terre, autrefois cultivée et fertile, elle devient jachère et stérile et de nouveau la femme crise. L’homme ne sait plus que penser. Il est devenu fidèle. Compteur du reproche : zéro. Alors, il reprend son bâton de pèlerin, le vagabondage, histoire de voir s’il n’a pas perdu la main. Effectivement, son panache est toujours là, mais ce n’est plus pareil et son attente de la femme a changé. Il veut passer de l’unilatéral, au bilatéral. En clair, il espère des échanges mutuels, sincères. Six milliards d’humains, au moins trois milliards de femmes. Une paille et un vrai vivier. Le choix est pharaonique et la perle, rare. Sa perle. Il se met à l’œuvre et comme à la recherche d’un emploi, il distribue de part le monde son curriculum vitae et ses motivations. Il teste, analyse, prend des risques et « qui cherche, trouve » (chapitre sept, verset huit, de Matthieu, pour les puristes). Ce soir là, de décision ferme et bien réfléchie, il clôt sa vie d’ici, pour s’embarquer dans une vie, ailleurs. Sa nouvelle conquête n’est pas plus belle, plus intelligente ou plus autres choses. Non, s’ils sont Femme et Homme à part entière, complémentaires et soudés comme les mots de Saint-Exupéry : « Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction. »

 

©Max-Louis MARCETTEAU 2008

10:47 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : conquerant, homme, femme |  Imprimer

Commentaires

Bonjour, Voilà ce que je dirai la vison du couple par une personne qui à un certain vécu...
Un tantinet râleur après les femmes?
Moi je vois les choses d'une autre façon: Si les hommes ont ce qu'il faut à la maison, l ne vont pas voir ailleurs, idem pour les femmes. Et même si nous sommes un peu complexes, nous ne sommes pas si différentes des hommes, simplement une façon un peu différente de concevoir les choses.
Bisous

TU ne passe plus à l'atelier d'écriture?

Écrit par : Soledad | 06/02/2008

Et oui, je suis ainsi avec les femmes : "râleur" :)
Mais bon, je vis depuis, en compagnie d'une poupée gonflable, donc j'ai résolu bien des problèmes :)
Je manque de temps en ce moment pour m'investir dans l'atelier d'écriture. Oui, je sais ce n'est pas sérieux. :)

Max-Louis

Écrit par : maxlouis | 06/02/2008

Une mauvaise expérience peut-être ?

Écrit par : Nadette | 07/02/2008

Une femme m'a dit un jour : " Tu ne sais pas aimer ". Je l'ai cru sur parole. Depuis ce jour, je préfère vivre . . . tranquille :)

Écrit par : maxlouis | 09/02/2008

oh mé non, non non Non non, vous n'avez pas compris !

On ne vous quitte pas parce que vous êtes volage ! C'est malheureusement le seul moyen de vous quitter aisément (dans mon cas avec 4 petits garçons et 5 brosses à dents). On vous quitte bien parce que nous n'aimons ni le passé,ni le futur,
les petits pois et les ananas en boîte non plus,
les pleurnichards,
les pseudo-intellectuels,
les indécis,
les maso,
les pervers narcissiques,
la musique baroque,
les refoulés manipulateurs,
mélancoliques,
lymphatiques,
froids,
les moutons,
les complexés,
les éternels ados,
bornés,
tordus,
orgueilleux,
poltrons,
le calva,
les envieux,
compliqués,
calculateurs,
les romantiques alcooliques,
exhibitionnistes,
menteurs,
les gens qui se rongent les ongles,
les 'tournent-en-rond",
peureux,
paresseux,
les névrosés destructeurs,
les fiottes nostalgiques,
les jaloux maladifs,
les nombrilistes,
méchants...

les mecs PAS FINIS pour faire "court", leurs mères et les mères de leurs mères...

fuir, plaquer ceux qui nous font perdre notre temps.

... et passer à autre chose, avec délectation. Finalement, c'est peut-être nous qui aimons aimer...

Écrit par : syl | 30/04/2009

Bon jour Syl Seriez-vous une lesbienne refoulée, ou alors une déçue du sexe, ou mieux un compte à régler ?(rire) En tout cas vous êtes adorable dans ce commentaire qui en dit long sur votre façon de voir les hommes ... mais vous ne les voyez pas, vous les écrasez littéralement de votre mépris. :) Que c'est beau :)

Mais êtes-vous vraiment une femme ? :)


Max-Louis

Écrit par : Max-Louis | 30/04/2009

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