30/09/2007

Elle et lui (5)

Peinture de Sabin Balasa, artiste roumain, intitulée L'univers de l''amour

Peinture de Sabin Balasa, artiste roumain, intitulée L'univers de l''amour

 

Elle : « Au signe de l’instant, ton regard a signé sur mon corps les premiers traits inavouables.

Lui : « Inavouables les mots de ton émotion, aux premières syllabes a ouvert notre livre.

Elle : « Livre à l’écriture inconnue, aux histoires mille fois jouées, s’est offert à Nous, fragile.

Lui : « Fragiles tes mains ont caressé mon visage blessé par l’attente, aux supplices des ans.

Elle : « Supplice des saisons, à la recherche inconsciente de toi, mon espoir cherchait ta source.

Lui : « Source écrite sur les lignes fractales d’un univers né d’un désir de s’accoupler à une étoile.

Elle : « Étoile vampirisée par des comètes éblouissantes, elles n’étaient pourtant que des encas.

Lui : « Encas, je goûte tes première paroles opalines qui se versent sur mon cœur hypnotisé.

Elle : « Hypnotisée par le flots de tes mots pinceaux, je me prends à ta toile de tes couleurs.

Lui : « Couleurs sensibles, l’esquisse indécise se précise, tu apparais en filigrane, mystérieuse. 

Elle : « Mystérieuse et captivée par ton art, les ombres de mes blessures se signent à ton autel.

Lui : « Autel et cierges, je te prends dans mes bras, ton masque envoûtant baisse la garde.

Elle : « Garde est mon maquillage, celui qui cache pudiquement mon visage de clown triste.

Lui : « Tristes sont les larmes de cette église au mariage de l’orgue et des chœurs aux voix d’anges.

Elle : « Ange, tu es celui qui me porte sur ses ailes, posent tes lèvres sur mes larmes d’hiver.

Lui : « Hiver, loin est ta neige à présent et le manteau de feuillage printanier vient en poète.

Elle : « Poète, je suis conquise à la musique de tes mots, tu me cueilles entière, en mes racines.

Lui : « Racines blessées, j’invente un parfum en cinq lettres, unique, qui contient le mot : Amour.

Elle : « Amour cocktail, perle brillante que tu m’offres à l’écrin de ton cœur, mille fois déchirés.

Lui : « Déchirés sur la tapisserie des mensonges, aux sourires des portes accueillantes de pièges.

Elle : « Pièges, overdoses des appâts, je suis griffée aux quatre coins de ma confiance.

Lui : « Confiance à découvert, insolvable je t’ai, pas à pas, sorti d’un gouffre habillé d’éclats de verres.

Elle : « Verre brisée de mon aquarium, je suis revenue à mon emblème le dauphin, libre et belle à tes yeux. 

Lui : « Aux yeux, inassouvie de toi, je tisse chaque instant de ta présence les liens de notre éternité promise.

Elle : « Promise, je suis à toi mon Amour !

Lui : « A toi, mon seul Amour !

 

©Max-Louis MARCETTEAU 2007

20:06 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : amour, maquillage, hiver |  Imprimer

25/09/2007

Elle et lui (4)

Photo Olivier Cornelis intilulé  L'ombre du Galiléen du blog olico skynetblog

Photo Olivier Cornelis intitulée «L'ombre du Galiléen » http://olico.skynetblogs.be/

 

 

Lui : « Écoute la musique de mon cœur chavirer à tes embruns de notre nuit.

Elle : « Nuit, cœur de feu, ton volcan a durci entre ce moi et ce nous, à jouir.

Lui : « Jouir, une valeur de cinq lettres gravées sur nos corps huilés, intimes.

Elle : « Intime, tu m’as prise aux fers de tes mains et soudoyée par tes mots de marins.

Lui : « Marin et coup de tabac, mon mat a tenu les vagues hurlantes de ta poitrine.

Elle : « Poitrine charpentée d’un bois d’amour s’ouvre à l’arrogance de ton orage.

Lui : « Orage à la pluie violente de ton désir à naître aux roulis de tes hanches sauvages.

Elle : « Sauvage et ta patience aux grés des heures, après les frôlements impatients.

Lui : « Impatients mes caprices te voulaient entière comme le loup de mer à l’océan.

Elle : « Océan, tes récifs m’ont écorché le corps de bas en haut, mon sang tu as lapé.

Lui : « Lapé ta chair blessée, m’a procuré les secrets de ton intime et ta jouissance a explosé.

Elle : « Explosé sur le miroir incandescent de tes frustrations, tu as pali à ma lumière nouvelle.

Lui : « Nouvelle étape en moi, j’ai compris ton besoin de sexe comme une eau vitale et rare.

Elle : « Rare est la puissance de ta douceur chaste au moment de m’apprivoiser, tu m’as séduite.

Lui : « Séduite aux mille attentions, j’ai rallumé le brasier enfoui à l’intérieur de ton alcôve.

Elle : « Alcôve aux secrets inviolables, aux larmes sans fin, au foyer, pourtant jamais éteint.

Lui : « Éteins ta voix du jour et enflamme ta voix de nuit, autre que celle de ta souffrance.

Elle : « Souffrance d’enfant, claustré dans une cave, aux bouteilles imbuvables et sacrées.

Lui : « Sacrée, tu es sur mon autel, nue, parfaite et irréelle, tu m’accordes le devoir de t’aimer.

Elle : « Aimer sans conditions, à la parole et aux actes, je t’ordonne et te séquestre, possessive.

Lui : « Possessive, tu es l’œuvre d’art de ma vie conquise par mon audace et mon naturel.

Elle : « Naturel aux mille étoiles, tu illumines ma vie de ton amour courtois et intransigeant.

Lui : « Intransigeant je suis obéissant à tes lois dictées à ta source des désirs souverains.

Elle : « Souverains, ainsi notre sépulture sera gravée de ce mot au début de ce Nous.

Lui : « Nous sommes de la même eau et ton sang est devenu le mien, maintenant et pour l’éternité.

 

©Max-Louis MARCETTEAU 2007

 

20:44 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : nous, marin, eau, sang |  Imprimer

21/09/2007

Elle et lui (3)

echecs

Elle : « Vœu, étoile filante, pénètre mon sillon à l’abyssal désir de couler à flot. 

Lui : « Flot d’étoiles, soubresauts de l’univers, ta lumière est mon seul soleil.

Elle : « Je suis ton château fortifié. Assiège, soudoie, mes gargouilles se rient de toi.

Lui : « Je cravache tes bastions, tu résistes beauté de nature, tu mortifies mon affecte.

Elle : « Mon pont-levis ne s’ouvre pas au premier venu, seul l’audacieux forge la clé.

Lui : « Forgeron, je martèle mon tisonnier au brasier de ton enchantement.

Elle : « Forge ton caractère, ta soumission à mes désirs naissants m’enrôlent à mes caprices.

Lui : « Soumise, tu es, je suis ton jeu et je suis celui qui en impose les règles.

Elle : « Impose, serviteur, tu auras ta récompense, celle de mon corps, mon âme, elle, est indécente.

Lui : « Indécence est prometteuse dans tes bras, elle s’expose à rougir de tes poses.

Elle : « Poses ton armure d’interdits et viens pénétrer mon ivresse au contenu inconvenant.

Lui : « Contenue, tu animes en moi ce désir déraisonnable de t’empaler vive, sans sommation.

Elle : « Empale tes mots dans ma bouche, dévore ma langue, mon cri sera celui d’une truie que l’on suspend à une esse.

Lui : « S comme : stimulé, sang, sainte, sacrifié, sein, sadisme, semence, sentence, sillon, salive, source, souhait, symbole, spasme, . . . stop !

Elle : « Et sexe ? Il t’effraye tant ? Le mien n’attend que son chasseur de trésor, son cueilleur de fleurs rare.

Lui : « Cueilleur, je suis ton primitif et ardent chasseur. Ta fleur trouvera en moi son soleil et sa rosée.

Elle : « N’est-elle pas une proie facile à présent, une proie de choix ? Agenouilles-toi !

Lui : « Tu broies mes tabous, tu oses et j’abdique.

Elle : « Ensoleille tes rayons, faufilent tes doigts entre mes tiges serrées, assiége mon orchidée.

Lui : « À mes assauts, tu résistes. Tu me submerges de ton arrogance.

Elle : « Je résiste pour mieux me donner. Sois l’insurgé, le flambeau qui brûlera mes terres vierges.

Lui : « Ta terre est un échiquier, je suis chevalier, fou, tour et pion à la fois.

Elle : « Tu es celui que j’attends, qui m’appartiens, à présent tu m’as encagé.

Lui : « Échec et mat.

Elle : « Viens en moi, maintenant, ma Reine !

 ©Max-Louis MARCETTEAU 2007

21:25 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : echec, tour, elle, lui |  Imprimer