25/09/2007

Elle et lui (4)

Photo Olivier Cornelis intilulé  L'ombre du Galiléen du blog olico skynetblog

Photo Olivier Cornelis intitulée «L'ombre du Galiléen » http://olico.skynetblogs.be/

 

 

Lui : « Écoute la musique de mon cœur chavirer à tes embruns de notre nuit.

Elle : « Nuit, cœur de feu, ton volcan a durci entre ce moi et ce nous, à jouir.

Lui : « Jouir, une valeur de cinq lettres gravées sur nos corps huilés, intimes.

Elle : « Intime, tu m’as prise aux fers de tes mains et soudoyée par tes mots de marins.

Lui : « Marin et coup de tabac, mon mat a tenu les vagues hurlantes de ta poitrine.

Elle : « Poitrine charpentée d’un bois d’amour s’ouvre à l’arrogance de ton orage.

Lui : « Orage à la pluie violente de ton désir à naître aux roulis de tes hanches sauvages.

Elle : « Sauvage et ta patience aux grés des heures, après les frôlements impatients.

Lui : « Impatients mes caprices te voulaient entière comme le loup de mer à l’océan.

Elle : « Océan, tes récifs m’ont écorché le corps de bas en haut, mon sang tu as lapé.

Lui : « Lapé ta chair blessée, m’a procuré les secrets de ton intime et ta jouissance a explosé.

Elle : « Explosé sur le miroir incandescent de tes frustrations, tu as pali à ma lumière nouvelle.

Lui : « Nouvelle étape en moi, j’ai compris ton besoin de sexe comme une eau vitale et rare.

Elle : « Rare est la puissance de ta douceur chaste au moment de m’apprivoiser, tu m’as séduite.

Lui : « Séduite aux mille attentions, j’ai rallumé le brasier enfoui à l’intérieur de ton alcôve.

Elle : « Alcôve aux secrets inviolables, aux larmes sans fin, au foyer, pourtant jamais éteint.

Lui : « Éteins ta voix du jour et enflamme ta voix de nuit, autre que celle de ta souffrance.

Elle : « Souffrance d’enfant, claustré dans une cave, aux bouteilles imbuvables et sacrées.

Lui : « Sacrée, tu es sur mon autel, nue, parfaite et irréelle, tu m’accordes le devoir de t’aimer.

Elle : « Aimer sans conditions, à la parole et aux actes, je t’ordonne et te séquestre, possessive.

Lui : « Possessive, tu es l’œuvre d’art de ma vie conquise par mon audace et mon naturel.

Elle : « Naturel aux mille étoiles, tu illumines ma vie de ton amour courtois et intransigeant.

Lui : « Intransigeant je suis obéissant à tes lois dictées à ta source des désirs souverains.

Elle : « Souverains, ainsi notre sépulture sera gravée de ce mot au début de ce Nous.

Lui : « Nous sommes de la même eau et ton sang est devenu le mien, maintenant et pour l’éternité.

 

©Max-Louis MARCETTEAU 2007

 

20:44 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : nous, marin, eau, sang |  Imprimer

Commentaires

Angélique en admiration Impréssionnant de vérité !
Un murmure de mots comme je les aime...

Un ange passe

Écrit par : Angélique | 27/09/2007

Des mots - un jongleur... Du grand tissage menant à une agréable lecture ! A suivre...

Écrit par : dolores | 29/09/2007

c'est ma préférée, par vos mots bien sûr, mais parce que j'aime ce moment, après la reddition, quand les corps s'apaisent, et que la tête en est encore toute remplie. Je me méfie de l'éternité, des toujours, des jamais, je suis de l'instant moi.

Écrit par : katherine | 20/02/2013

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