04/08/2006

Que sont devenus

Que sont devenus tes yeux qui pleuraient ? Deux puits vides ? Tes larmes roulaient sur les tuiles de mon cœur. Je suis l’imperméable de l’amour. Qui me rencontre, s’agglutine à mes mots et glisse sur mon cœur. Tu étais mante, je suis grenouille. Tu étais serpent,  je suis mangouste. J’ai dévoré ton rêve. J’ai brisé le miroir de mon ciel bleu apparat, où chaque matin tu te mirais. Pour toi ma fidèle, j’ai fabriqué une citadelle en cristal, sur les structures d’une toile de mygale, en filigrane. Je suis l’infidèle par excellence. Tes horizons nouveaux d’amour, sont à présents de pâles reproductions et tu t’accroches  comme une goélette à son océan qui cherche une jetée pour s’encrer dans la . . . boue. Tu as sacrifié de belles années sur la plage artificielle de mon amour. Ton visage est atrophié. Ton corps est une peinture mortifiée par les ratures du manque. Ton âme est une eau salie qu’aucun produit ne viendra purifier. Tes mains serrent le volant de ton destin pour en modifier la trajectoire. Trop tard. Le ravin sera ta prochaine étape. Je respire, à l’avance ce parfum. Je pourrai me glorifier d’une autre victoire. Toi qui te présente comme une femme, n’est qu’une fatale dont le venin a vitrifié plus d’un homme sur sa course vers l’amour vrai. Je sanctifie mon trophée à tous les hommes dupés. Pourtant chaque combat trace des blessures. Je soigne mes plaies, par d’autres conquêtes et les cicatrices, plus profondes, me torturent à la pression abyssale. Je me noie pour la bonne cause. Cause perdue d’avance. Je suis un timide qui n’ose pas aborder les femmes et j’en admire qu’une seule, mon idéal, une sculpture de Maillol. Il ne lui manque que le mouvement qui aurait cet avantage, de m’obéir à chaque pose que  je lui ordonnerai d’exécuter. Je flambe mes jours sur le corps de cette femme qui n’existe pas. D’ailleurs est-ce que j’existe vraiment ? Ne suis-je pas une sculpture abandonnée dans un square ?

 

©Max-Louis MARCETTEAU2006

09:05 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (20) |  Imprimer

Commentaires

Ravissement Que dire qui ne soit déjà contenu dans le titre ;-)
Bonne continuation.

Écrit par : Véro | 04/08/2006

. . . Merci de ton passage, une fraicheur de printemps :)

Écrit par : Max-Louis | 04/08/2006

L'horizon Autant j'ai souri à la vue de ton commentaire, autant mon regard se rétrécit et se concentre pour pénétrer le cri que tes mots articulent.
Je suis remonté jusqu'à "As de coeur", j'aimerais en reprendre les images mais elles sont trop fortes et trop nombreuses. Simplement te dire dans ce cas que je pourrais prendre chacune d'elles et en faire la scène d'un film, le film d'une vie qui ne laisse pas indifférent, l'histoire d'un cri dans l'océan, qui repousse le rivage en vagues de sang. Le texte sur les casseroles ensuite, tu pars d'une image et la traire jusqu'au bout, tu vas au fond de ta propre métaphore et j'aime beaucoup cela, c'est ce que je tente de faire aussi sans savoir si le succès m'accompagne alors. Que sont devenus tes yeux qui fixaient l'horizon? ils s'enroulaient aux bras de cette partageuse d'illusions mais après que le bateau ai coulé, tu a erré en te demandant si tu étais toujours vivant, tu as regardé le ciel qui déversait sa pluie acide sur le casque bien frêle de tes derniers espoirs... mais maintenant tu flottes toujours à la surface, tu as des bras pour nager et la terre n'est peut être pas si loin, ou bien peut être même qu'un autre bateau viendra te chercher, il ne sera probablement pas parfait comme un tableau figé, il aura probablement déjà vogué souvent dans les ports hésitants.. mais y a t'il un prix plus grand que celui de la liberté quand on fixe l'horizon? tôt ou tard, on y revient toujours, alors ne demandent pas ce qu'ils sont devenus, je souris simplement pour que tu gardes les yeux ouverts... je reviendrai, c'est certain!

Écrit par : l'apôtre du vent | 04/08/2006

. . . Merci à toi, l'âpotre du vent, d’être attentif à mes quelques écrits, comme je le suis depuis très récemment aux tiens. Mon écriture n’a d’égal que le ressenti - vécu ou pas – d’un thème, d’une idée, d’un mot et je peux créer selon, une histoire. Il est vrai que chaque histoire apporte des éléments qui me concerne. Aux lecteurs de découvrir lesquels. La force de l’écriture tient dans les mots d’Edmond JABES : « - Le mot ne redoute pas le mot, mais la phrase ». Tout est là. Il suffit d’un assemblage comme le menuisier, le mécanicien ajusteur, pour que ses pièces forment un ensemble parfait, une construction qui apporte vie à l’objet. Une histoire est un objet que l’aime ou pas, mais elle doit être au plus prêt de sa vérité.

Écrit par : Max-Louis | 04/08/2006

Fasciné... par la qualité de ton commentaire. Sur ce que j'ai pu voir jusqu'à présent, très rares sont ceux qui développent autant et de manière si juste, je suis extrêmement content de l'échange pour ma jeune entrée en cet univers et tenterai humblement de te rendre la pareille.
J'aime beaucoup ce que tu dis quand tu soutiens qu'à partir du moment où il se rend compte qu'il vole, l'oiseau se pose la question inévitable: "pourquoi je vole"... et cela entraîne sa chute... mais par rapport à ce que tu dis juste après, c'est plutôt l'engrenage inévitable qui lui fera se poser un million de questions consécutives qui cause réellement sa chute,lui faisant perdre pied de façon inexorable... et ça, c'est très intéressant.
Je suis d'accord que les questions ouvrent d'autres questions car une réponse est en principe une portion de compréhension, elle modifie donc notre expérience et nous fait voir d'autres portes jusque là invisibles... oui mais voilà, pour y entrer faut à nouveau trouver la réponse et cela est en effet un cercle vicieux. Il est pertinent aussi de dire que les questions de l'un ne sont pas celles du voisin et quand bien même, la façon de les appréhender diffèrera, il est tout aussi correct de dire que dans l'échange, il peut se produire aussi une contamination minimale des questionnements. Nous en venons donc maintenant directement à la liberté... je comprends ce que tu dis sur la liberté subordonnée à l'acquiessement du plus grand nombre, une liberté enfermée dans des cadres prédéfinis et qui est en réalité une liberté d'adhésion, soit on la prend comme telle, soit on la rejette. Peut-on seulement dire qu'une liberté achetée en package de la sorte demeure une liberté? même si je suis tout à fait d'accord qu'elle ne soit ni absolue ni objective et qu'elle soit évolutive, comme tu le fais très justement remarquer. Quand aux vies perdues afin de faire évoluer cette notion si complexe, cela rejoins ce que je soutiens en disant que la liberté n'existe pas sans sacrifices, parfois consentis au prix de la vie, ou du moins impliquant de lourdes conséquences, la liberté est tout sauf passive, elle s'acquiert, se gagne, par un long processus qui se traduit dans l'essence de chaque choix... il y a encore énormément à dire, c'est certain, je suis impatient de poursuivre, si cela est ton choix justement, liberté toujours... c'est néanmoins dans cet espoir que je te souhaite une bonne nuit et te dis à très bientôt

Écrit par : l'apôtre du vent | 05/08/2006

Bonsoir, Je suis passée sur le blog de l'apôtre du vent et j'ai été attirée sur le vôtre suite au commentaire que vous y avez laissé.
J'avoue humblement que je n'ai pas tout compris, mais j'apprends des choses chez vous deux, notamment à lire attentivement!!
A propos de liberté, je ne peux pas très bien en parler, mais je l'ai prise il y a peu de temps et je peux vous dire qu'une liberté de corps et d'esprit (sans corvées, sans obligations, avec du temps, bcp de temps, et suffisamment de moyens qu'ils soient d'ordres financiers ou d'ordre de la personnalité) fait peur !!
La liberté on en parle beaucoup, on la recherche sans cesse comme un trésor sacré et quand on l'a en face de soi, on sait plus quoi en faire, tant c'est immense d'être libre..
C'est alors qu'il faut une sacré dose d'initiative, de confiance en soi et dans le monde, pour avancer et foncer et continuer de l'exprimer en mots, sans doute, mais surtout en action, telle qu'on la désire.
Bisou admiratif alors :-)
Moi aussi je reviendrai
Yasmina

Écrit par : Yasmina | 05/08/2006

Perception Je suis étonné à chaque fois de voir comme l'on se retrouve dans l'échange, comme l'on se rejoint dans les idées même si la façon de l'exprimer est différente et que son articulation diverge. Le temps est une constante en effet, comme le compteur, seule notre perception l'altère, il est tout à fait pertinent de se demander s'il n'est donc pas créé uniquement pour nous servir de repère comme tu le fais remarquer... si le temps n'existe pas, il n'est nulle part et donc il peut s'immiscer partout, preuve qu'il règle chaque détail de notre vie. Notre réalité connue se compose de quatre dimensions... 3 spatiales et une seule temporelle mais beaucoup se sont fascinés à chercher la possibilité d'une autre dimension temporelle qui pourtant recouperait en tout point la réalité spatiale... diverses légendes font état de mondes où le temps ne coule pas de la même façon mais là encore n'est-il pas que perception déformée? car l'on sait en psychologie que celle-ci peut être facilement distordue... le temps n'existe que si nous y croyons, or il est une croyance communément admise qui stratifie la pyramide de la vie. Long ou court, il demeure insaisissable, nos journées sont de 24h mais si elles étaient de 12 ou de 48, cela ne raccourcirait ou n'allongerait pourtant pas notre vie... entre futilité et réalité, tout consiste dans le prix que l'on est prêt à payer... ce fut encore un réel plaisir... à très bientôt

Écrit par : l'apôtre du vent | 06/08/2006

. . . L'Apôtre du vent voici une suite à nos fructueux " entretiens " :

Comme la recherche mathématique tend vers une équation unique pour résoudre l’Univers, il faudrait synthétiser les questions par la Question. Si nous sommes capables de formuler cette Question, alors, l’homme redeviendra humain car comme nous le dit Aristote « Donner à l’humain trop de l’homme, tue l’humain. » Actuellement , nous sommes complètement à l’intérieur de cette assertion. Nous sommes arrivés au point culminant d’une société où l’humain se défait de ses questions fondamentales pour consommer des questions pré-digérées, voire plus grave, des questions en dehors de son cadre de vie. Alors, quelle démarche entreprendre pour édifier la Question ? D’abord, posons ce paradoxe suivant : « - Est-il utile de se poser des questions ? » Les questions sont indissociables de l’humain, sinon il devient un animal comme un autre, même si, selon Alexis Carrel : « L’homme, est l’animal intelligent par excellence. » Ainsi se pose la Question « - Si l’homme était la question et l’humain sa réponse ? » La réponse est en nous ! Révélation ! Il suffit que chacun apporte sa réponse soit six milliards de réponses à synthétiser en une seule. Je vois bien que par mes propos nous sommes pas sortis de l’auberge !

Max-Louis

Écrit par : Max-Louis | 06/08/2006

merci pour ton com mais je pense que me taire serait me remettre dans une honte que la société et MA FAMILLE m' a fait porter trop longtemps et que je ne tiens plus à revivre!!!!

Écrit par : milady | 06/08/2006

. . . crysalidea :

Tes mots émergent de l’océan poétique,
Telles des îles vierges, sauvages et pures,
Dont les parfums enivrent ma dialectique,
Et succombe sur les parois de tes parures !

Note : Qui sait, si je n'ai pas à mon arc tous ces métiers ? :)

Écrit par : Max-Louis | 06/08/2006

J'ai répondu à ton com de manière plus complète sur mon blog...
bonne soirée!

Écrit par : milady | 06/08/2006

Aussi vaste que l'Univers... aussi petit qu'une phalange Sacré Max-Louis, j'ai l'impression d'être dans une partie d'échecs dans laquelle je prends conscience plus profondément, à chaque coup de l'adversaire, de son véritable niveau... et cela dessine un sourire sur mes lèvres, éclairant l'ensemble de mes pièces. C'est pour l'image bien sûr puisqu'ici, non seulement il s'agit d'un échange et qu'en plus nous nous retrouvons souvent.
L'Univers est un bon point de départ, de par sa vastitude. Sa portion connue, estimée en fonction de nos acquis actuels, s'étend à dix milliards d'années lumières à peu près, pourtant, et cela en dépit de ce qui puisse apparaître parfois, les mathématiques tendent à simplifier cette supposition folle en une seule équation bien concrète. Cette équation pourrait alors servir à remonter à l'origine supposée, lorsque tout l'Univers, pendant un instant infinitésimal, concrétisé dans le mur de Planck, ne dépassait pas la taille d'une phalange. Nous pourrions alors rechercher la logique de l'Univers par rapport à son origine. Nous en arrivons dès lors au même processus en ce qui concerne les questions, aussi vastes d'ailleurs que l'Univers et l'intérêt de les ramener à un problème unique qui pourrait peut être, dans ce cas, répondre à notre propre origine. Si nous nous demandons s'il est utile de se poser des questions et que celles-ci sont indissociables à l'Homme, tant que nous n'avons pas répondu à cette interrogation, nous pouvons imaginer que l'Homme est inutile... mais alors pourquoi avoir reçu cette capacité unique?... cela nous ramène à la Question, véritable synthèse de toute les autres, "devons nous connaître l'origine d'une chose pour en saisir son but?" si nous analysons le processus suivi pour ramener toutes les questions à celle là, que les réponses se trouvant en nous, se comptent donc au nombre de six milliards et des poussières et que nous devons les synthétiser en une seule... alors ne pouvons nous pas suivre ce même processus pour y arriver?
J'amène le débat sur le thème de la Conscience également, car dans le combat des questions, elle est un élément essentiel. L'Homme est imparfait par ce que sa conscience est limitée, elle peut être grande mais jamais totale, donc il est enchaîné au fardeau que cela implique au niveau des questions, il ne détient pas toutes les réponses et est donc condamné à s'en poser sans cesse pour les obtenir. Si on prend tout autre organisme vivant, qui n'a pas de conscience et donc ne se pose pas de questions, on verra qu'il poursuivra son but originel et tracé sans détours... à contrario ce qui peut s'assimiler à nos divinités ont une conscience infinie, elles ont toutes les réponses et donc atteignent également la perfection par là. Au milieu, l'Homme est prisonnier de cette réalité, car malgré toutes ses capacités, il ne connaît pas son véritable but... bien sûr on pourra y trouver comme tu dis six milliards de réponses mais serait-ce le début d'une nouvelle ère si nous parvenions au miracle de les sythétiser en une seule? Un nouveau départ, marqué par le sceau d'une Conscience unique et révélée?
A très bientôt l'ami.

Écrit par : l'apôtre du vent | 07/08/2006

Confirmation Cher Max-Louis,

c'est avec grande joie, que je vous annonce officiellement la confirmation de votre nomination, par le collège de vos pairs, à la suite du concile de Beluga, en temps que Haut cardinal du culte des esturgeons.
Votre discours éloquent a conquis l'assemblée, qui comme un seul homme a avalisé la possibilité, déjà non négligeable, que vous représentiez.
Votre proposition de modification de la sainte hostie a également beaucoup de chances d'aboutir, je vous tiendrai donc au courant... puissent tous vos fidèles pisciculteurs, manier le filet aussi bien que vous... et que le caviar vous garde!

Votre humble confrère.



Écrit par : l'apôtre du vent | 09/08/2006

Puis-je ... Vous dire que c'est beau dans sa généralité ... mais un peu prise de tête votre jargon dans les "comments" .... limite prétentieux Messieurs Max Louis et L'Apôtre du Vent ...l'art de l'écriture,je crois, c'est ne pas faire dans la simplicité mais faire un peu dans l'approche des autres ... moins lettré.... plus " slam " plus vrai ... moins ampoulé ! Comme c'est ampoulé là !
Pardon de m'être exprimée .... je ne le referrai plus !
Je ne reviendrai pas ... trop surfait ici ...trop de tout et pas assez d'incertitude et d'errance, d'erreur ... trop académique ! Trop parfait ! La perfection n'existe pas !
Milles excuses... je m'enfuie.... je pars !

Écrit par : *MeL* | 10/08/2006

. . . Bon jour Mel,

Effectivement, on ne peut pas plaire à tout le monde et tant mieux : )
A chacun ses mots, souffle de sa partition, ondulation de sa ligne ;
Parlée ou criée, chuchotée ou hurlée, la phrase a une âme au creux
Duquel l’on se blottit ou l’on se noie, mais elle désigne un signe !

Quoi qu’il en soit, la vie des mots appartient à leur auteur ;
L’Apôtre du Vent et moi-même sommes de joyeux drilles
Qui osons déflorer tous les sujets les plus divers à l’heure
Qui nous plaît, ici ou ailleurs, pour le plaisir qui déshabille
Des tabous, des redites ou des portes ouvertes, par bonheur :)

Merci de ton passage MEL, à te revoir sans doute :)

Max-Louis

Écrit par : Max-Louis | 12/08/2006

Cher confère
Ce n’est pas, sans une certaine émotion, que j’accepte, cette honorable
Charge de Haut Cardinal du culte des esturgeons. Mon modeste filet gris
Est à votre service, il sera de provision garnie de nouveaux et durables
Fidèles qui seront soutenir l’œuvre en marche : le Caviar en hostie !

Votre dévoué

Écrit par : Max-Louis | 12/08/2006

Sans ampoules Ce n'est pas sans enlever les ampoules de ma bouche que je m'adresse à toi(sourire), je ne voudrais surtout pas que l'on me pense illuminé, alors que je ne demande justement qu'à éclairer ma lanterne(comme tu dis on peut pas plaire à tout le monde:))...
Pour en revenir à ton com précédent: quelle est la différence entre un dieu et un démon? la question ne se règle pas sur le débat du bien et du mal en effet, beaucoup d'exemples existent, reprenant l'idée d'un dieu craint, supposé faire peur, ne se satisfaisant que de sacrifices accordés par le sang et l'on est dès lors très loin de l'idée de bonté, c'est la puissance supérieure du dieu qui installe son culte uniquement. Les démons, quant à eux, peuvent avoir un contenu bien différent selon leur source: les shintos japonais font bien du renard ou d'un sentiment tel que la colère des démons par exemple; pour d'autres, ils ne sont que l'expression ou la matérialisation des plaisirs qui sont les plus adulés par l'Homme et certaines histoires font de Satan, Lucifer, Mammon, Diable ou quelque autre nom que l'amalgame sur le sujet puisse lui donner, un personnage très humaniste car il écoute les désirs de l'humain et les lui accorde.
Il ne faut pas se faire une fausse idée du Dieu chrétien non plus, on entend souvent qu'il est bon, miséricordieux, juste, etc... cependant, dans l'Ancien testament, la réalité est toute autre, les manifestations de son courroux et de son intolérance sont légions: Babell, Sodome et Gomhorre, le déluge, Babylone, etc... le message jusque là semble bien être: tremblez et prosternez vous devant moi ou bien disparaissez... ce n'est qu'en la personne de Jésus, médiateur inévitable que la situation change et encore grâce à ce dernier car, même au moment de la crucifixion, ne dit-il pas: "pardonne leur, père, ils ne savent pas ce qu'ils font" et ce, pour éviter un courroux qu'il sait autrement inévitable et sans pitié. Nous reviendrons plus amplement sur le thème de la conscience...

J'aime vraiment beaucoup ce conte sylvain pour différentes raison: premièrement on apprend pourquoi la forêt des Onze Mille Feuilles d'Or, qui est citée tout au début, porte ce nom là, seulement à la fin. Deuxièmement, j'aime l'idée d' Erablus l'Ancien qui, d'ailleurs, compulse ses archives au bout de ses branches, reprenant l'idée des arbres comme gardiens de la mémoire. Ensuite vient le conseil des sept essences de la forêt, le rassemblement des Anciens qui n'est pas tout à fait sans rappeler celui du Seigneur des Anneaux mais dans un contexte totalement différent, car en effet, le but est ici de convoquer les sylvains... le vent Oralien comme messager, j'apprécie!
Enfin la description des sylvains, mi-fantômes, mi-réels, qui rejoint mon "peuple invisible de l'océan des arbres" et qui aussi me fait penser à un film d'animation s'appellant "princesse Mononoke" de Hayaio Myazaki, tu connaîs? également la beauté des feuilles d'Or et je remarque la fin plus clémente avec les profanateurs que la mienne:)
J'ai reçu le clin d'oeil sur l'érable aussi, joli!

Je lance une idée comme ça: on devrait trouver un thème à deux, on en choisit un qui commence l'histoire et qui l'arrête où il veut, ensuite l'autre poursuit et termine pour faire un tout cohérent, (enfin espérons le) afin de découvrir ce que cela donne quand on unit nos "forces"... c'est juste un truc qui me passe par la tête l'ami alors dit moi ce que t'en penses...
voilà, à très bientôt cher confrère



Écrit par : Banur | 12/08/2006

C'est ce qui s'appelle se gourrer Désolé l'ami, simple erreur d'identification, c'est bien l'apôtre du vent qui a fait le com précédent, tu connais désormais le secret et tous ceux qui passeront ici aussi... à la prochaine sous la bonne identité cette fois

Écrit par : l'apôtre du vent | 12/08/2006

Signe Je ne vais pas aller jusqu'à dire que... heu si en fait, je vais aller jusqu'à dire que nos échanges me manquent... en vacances je suppose? si c'est le cas, qu'elles soient bonnes, si ça ne l'est pas, profitez bien de votre activité quelle qu'elle soit... vous tâtez l'esturgeon peut être avec de nouveaux fidèles? en espérant vous revoir à votre retour quand même...

votre confrère.

Écrit par : l'apôtre du vent | 02/09/2006

Une bonne journée A+

Écrit par : Charles | 08/09/2006

Les commentaires sont fermés.