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17.01.2012

Sourire de la fortune !

 

Idée de texte du site Écrire 2012

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Aujourd'hui, je suis comme une baguette qui vient de sortir du four. Je suis craquante à souhait et tendre comme le jambon. Il manquerait de peu que je devienne sandwich. La moutarde risquerait de me monter au nez. Et, ce n'est pas le jour.

Aujourd'hui, j'ai des envies. Oui ! Des énormes, monstrueuses, gigantesques, astronomiques envies. Ce n'est pas tous les jours, je l'avoue. Mais faut-il attendre le plaisir de l'autre pour assouvir ses envies hors normes ? Non ! C'est évident. Surtout que l'autre, c'est l'homme de ma vie. Un galérien. Pas un chômeur, non. Il travaille. Ce n'est pas Byzance, c'est un journalier dans les fermes. Si, si ça existe toujours. On se pratique peu. Et quand l'on se voit, lui, il a les yeux troubles. La petite prune du père Latache, ça vous fait chavirer un bateau de croisière sur la côte. Lui, s'est un rescapé et moi, je suis sa chaloupe. Et je prends l'eau au niveau de la flottaison. C'est dire que je ne peux rien attendre de mon homme, même si je l'aime. Une femme, c'est comme ça et pas autrement et pas la peine de faire de la psychanalyse de bar pour vous faire un article sur la Psyché de la femme.

Aujourd'hui, je suis seule. Et ça tombe bien. Je vais pouvoir en profiter un max. Vous vous posez la question sur ces envies sans noms. Et bien rassurez-vous, je ne veux pas me goldiner un mec sur le balcon du dernier étage de mon immeuble actuellement à louer, porte ouverte et fenêtres teintées de rose. Et pas non plus me shoppingnier toute la grande rue de magasins où chaque empreinte de mes chausses plates vaut dix mille euros (et pas du mètre carré). Et pas plus que je ne vais prendre mes rêves pour des réalités. Car un rêve reste un rêve, et s'il doit s'accomplir il n'a pas lieu de rester planter sur sa terre nourricière et vous voilà perdue, à vous raccrocher à un autre rêve, et de rêve en rêve, cela devient un cauchemar.

Aujourd'hui, je vais craquer. Et dans le bon sens du terme. Et pourquoi ? Je vous le demande. Et bien, je vous explique. J'ai reçu hier, une lettre. Rien de bien méchant une lettre, en général. C'est une enveloppe ordinaire avec à l'intérieur un papier. Sur cette enveloppe, il était inscrit : destinataire inconnu, et des raturages à n'y rien comprendre. Une femme s'est curieuse par nature et je n'ai pas eu la présence d'esprit (une femme a-t-elle un esprit - voir les blondes) d'aller me rendre au premier bureau de poste venu. D'ailleurs, un bureau de poste ici, c'est trente bornes. Et je n'ai pas de voiture et mes guiboles ne sont pas Ben Johnson. J'ai ouvert la lettre. Je l'ai déchirée à vrai dire. «  - C'est pas bien, ça ! » me dit une petite voix à l'intérieur de mes quelque neurones de brune. Mais je résiste à cette enquiquineuse qui commence à me harceler dans ma tête. A l'intérieur, un papier plié en quatre. Ce n'est pas un papier traditionnel, genre blanc, quatre-vingt grammes. Non. C'est un papier épais, jaunâtre, pas bien propre. Et comme de pas coutume, moi qui suis désordre, je m'étais assise à la table de la cuisine comme à une table d'autopsie. Je ne voulais pas en perdre une miette. Une miette de quoi ? Je ne savais pas encore. Mais, il y a un sixième sens chez nous les femmes que les hommes ne pourront jamais comprendre. Je déplie. Je prends mon temps. Je n'ai rien à faire de ma journée qu'à m'occuper de ma basse cour, de mon potager et de moi-même. J'aime m'occuper de moi-même. Ce n'est pas parce que on loge en pleine nature (je fais du naturisme à mes heures, pour les coquins qui lisent ses lignes) qu'on doit se laisser aller et ne pas prendre soin de soi. Donc, je déplie, lentement. Pli par pli. Et là, je découvre des dizaines et dizaines de scintillements. Je n'en crois pas mes yeux. Je n'en crois pas ma chance. Car, si je ne sais pas vraiment ce que c'est, j'ai comme un boum au coeur, la sensation d'avoir tirer le gros lot. Des diamants.

Aujourd'hui, j'ai des envies. Oui ! Des énormes, monstrueuses, gigantesques, astronomiques envies. Aujourd'hui, je vais craquer.

 © Max-Louis MARCETTEAU 2012

21:49 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : diamant, femme, lot, envies |  Facebook |

16.01.2012

A la lettre qu’on écrira jamais

Idée de texte du site Écrire 2012

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Images Jean-Baptiste Maradeix




Chère Lettre,

Au-delà de la vie qui nous prend à bras le corps, les mots ne sont que les tapissiers de nos existences éphémères et futiles, mais je ne doute pas de leurs portées, soit en sûre. Je ne voudrais pas que tu prennes au pied de la lettre ces premiers mots. Je te sais susceptible et te recommande avant la lettre, de garder les virgules de tes expressions et le point à la ligne (et pas le point barre sur le flan (terme typographique) de ce courrier, dans l’enveloppe de service, un tantinet timbrée mais charmante.

A demeure, sur une île déserte (ou presque, nous sommes actuellement sept milliards d’handicapés à quelques membres et organes - explosés ou dépouillés- près), j’avais cette envie de t’écrire, histoire de faire un break (si ce n’est une pause) de la parole, qui à défaut de plaire à celui qui l’écoute, s’écouter soi-même devient monotone, voire pénible, j’envisageais de t’écrire. L’épistolaire est passé de mode et la mode est comme la sardine à l’huile, il suffit de changer de boite (pas de sardines) pour redonner du goût à la consommer.(l’huile étant un ingrédient qui ne change rien à l’affaire, faire-valoir de la sardine comme le pain sans la mie, quoi que le pain polka …), ce qui sous entend que le tapuscrit à pris la relève.

Ton caractère non imprimé, de prime à bord, me laisse présager que tu aimes les tartines de mots sucrés salés et les bafouilles lycéennes ne sont pas ta tasse de thé. Quoique ! Je ne voudrais pas que tu restes sur ta faim (et non une fin de non-recevoir) pour accoupler mes pensées sur tes lignes, histoire d'en sortir quelque chose de cohérent à défaut d'être insipide.

Si je tiens à t'écrire c'est pour te rendre hommage, mais les mots vont me manquer si ce n'est pour écrire des fadaises du genre : si on te froisses, tu ne seras pas défigurée, peut-être décoiffée; si on te violes c'est du regard, si on te mets en morceau ce n'est pas un crime, … Il est plus facile pour moi d'écrire : tu plies, mais ne romps pas . L'encre est ton amant. Tu deviens âme sous son joug. Tu portes le ciel bleu ou la tempête, pour faire court. Ta vie n'a de créance qu'au bon vouloir de celui ou celle (ne soyons pas misogyne, tu es féminine par essence) qui sait te lire … entre les lignes.

Même si tu dois faire la morte (à ne pas confondre avec l’expression : rester lettre morte), je reste ton impertinente plume, dévouée et sincère.

© Max-Louis MARCETTEAU 2012

20:32 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lettre, mots, âme, lignes |  Facebook |

13.01.2012

Vous avez dit maçon ?

Idée de texte du site Écrire2012 :


 

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Images Jean-Baptiste Maradeix

«  - Tu travailles encore ?

- Je travaille toujours !

- Et tu maçonnes ainsi ta vie ?

- Le travail est mon mortier.

- Et la truelle, ton guide ?

- Mon pinceau !

- Tu es un drôle de parpaing.

- Je suis fait de la pierre dont on construit les églises.

- T'aurais pas reçu un coup de maillet sur l'occiput étant jeune ?

- Maçon de père en fils, je suis le fil à plomb de mes ancêtres.

- En attendant, tu espères finir mon mur ?

- Je ne construis pas la Muraille de Chine, donc ça devrait le faire.

- En tout cas, tu y passes du temps.

- Qu'est-ce le temps ? Une idée, une perspective, un concept, une référence, une onde, …

- Oui, oui, n'empêche que tu loges chez moi et que cela devient pénible.

- J'aime le travail bien fait, régulier, à l'équerre. Je ne fais pas dans l'ésotérique.

- Alors tu peux m'expliquer ces curieux dessins, là, au bord gauche, en bas du mur ?

- Ce sont des symboles.

 - Des symboles ?

 - Oui.

- Ta signature ?

- Si l'on veut.

- Sont pas un peu de travers ?

- T'as pas le compas dans l'œil !

- Va falloir que tu retires ça !

- Alors, je rends mon tablier !

- Ne soit pas si tatillon. Bon, on se remet à niveau ? Un p'tit coup pinard ?

- Non, je regrette, je ne suis pas de cette obédience ! »

 

 

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2012

 

 


22:26 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maçon, pierre, compas, idée |  Facebook |

12.01.2012

Qu'est-ce ?

Idée de texte du site Écrire2012 : « Que s'est-il passé ce jour-là ? »

 

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Image de Jean-Baptiste Maradeix

 

 

Je ne sais pas ! J'ai loupé quelque chose ? Une distraction, une erreur, un quiproquo, un égarement, … que sais-je ? Peut-on me soupçonner d'avoir été dans le questionnement, ce jour-là ? Il est possible, mais rien n'est moins sûr, quoi que ? Si c'est la cas, on peut revenir sur les brides de ces questionnements.

 

A quoi servent les questions ? D'aucuns disent : au mieux, à y répondre. Et au pire, à passer le temps ? Le questionnement un passe temps comme un autre ? Il faut poser la bonne question, certains diront « - Il n'y pas de mauvaises questions ».

 

La question est-elle une torture inhérente à l'être humain ? La question est-elle source d'immobilisme ? Et celui-ci est-il synonyme de mort ? Mais la mort, qu'est-ce ? A part « un manque de savoir vivre » ? Une part d'un cycle ? Une fin, un début ?

 

Notre monde ne s'est-il pas construit sur des questions ? A tout moment ? Par exemple, ces diplômes obtenus ou ratés ne sont-ils pas le fait de questions ? A tout instant, des milliards de questions sont posées dans ce monde et ne pourrait-on pas dire que la question est un mal endémique ? Y-a-t-il un vaccin pour guérir de la question ? Est-il pensable que l'univers lui-même se pose des questions sur sa propre structure, sa propre évidence de vie dans le sens large du terme ?

 

Qu'adviendrait-il si la question disparaissait ? Mais la question a-t-elle vraiment existée ? Peut-on mourir pour une question ? Ou meurt bien pour une idée, mais celle-ci ne surgit-t-elle pas d'une question ?

 

Ne dit-on pas : « - Fais cela sans poser de question » ? Sommes-nous pas dans le nœud du questionnement ? Entre la question qui dérange, où pourrait l'être et la question pertinente, cocasse, insidieuse nous amène à la question du silence ? Le point d'interrogation qui flotte sur une assemblée ou un interlocuteur ou même devant sa propre glace, n'est-elle pas une question à part entière, plus démoniaque ?

 

Qu'est-ce qu'une question sans réponse ? Une énigme ? Elle même un mystère ? Sera-elle rangée dans un placard de notre mémoire ? Ressurgira-t-elle à l'identique quelque temps plus tard ? La question évolue-t-elle ?

 

Et la réponse n'est-elle pas une marionnette ? Et une réponse est-elle vérité ? « Ceci est n'est pas une pipe ». Et si la vérité de l'instant ne l'est plus l'instant d'après, à quoi peut-elle servir ? Et si la question était un faire-valoir de la réponse dans son monde, pour créer un effet d'optique déformant à l'accepter comme juste ? A l'inverse, et si la question n'avait que pour but de générer un apprentissage ? De résoudre des difficultés ?

 

Question ouverte, fermée ? Qu'importe, la question est une hydre et la réponse du même tonneau. L'assertion est osée, voire audacieuse, mais toute question/réponse ne l'est-elle pas ?


© Max-Louis MARCETTEAU 2012

16:54 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : question, monde, humain, interrogation |  Facebook |

30.10.2011

Interconnexions …

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Photo MARCETTEAU Fabrice


« - Dormir.

- Dormir ?

- Rêver de toi.

 - De moi ?

- Oui.

- Suis-je à ce point transparente ?

 - Je te voudrai autrement.

 - Autrement ... différente ?

 - Singulière.

- Une femme n'est-elle pas par essence singulière ?

 - Elle est femme. La singularité n'est pas une appartenance à un genre, mais à l'individu.

 - Ma vie n'est pas ma vie. Vie d'une autre moi-même en permanence ou presque. Je traverse des parcelles de réalité au gré des rencontres et puis à ces instants éphémères, je me retranche dans ce corps inconnu qui est mien, en apparence. Je me vide, puis, je suis dans une bulle, rien ne me touche. Je suis spectatrice ou voyeuse selon le bon vouloir de la nuance. Je reste de marbre, si ce n'est de glace. Pas de réchauffement climatique pour moi. Je me laisse emporter par le mouvement. Passagère involontaire, je subis ce ELLE, de sa navigation à vue, de son accostage sur le premier port venu. ELLE s'enracine et puis, ELLE coupe les principaux accès. ELLE meurt et nous reprenons la mer. Insaisissable par la pensée et pourtant ferrée à la première occasion, l'on croit LA posséder, ELLE glisse comme une anguille. Perméable à tout et imperméable à ce monde du vivant, ma vie est un filigrane sur une page d'un destin qui s'efforce de me faire vivre une route qui n'est pas mienne.

 - Demain est un autre jour. Dans mon coin, j'ouvre les portes d'hier pour creuser les autres vies écrites sur du papier dont les ans ne prennent pas une ride. J'accuse SES années de m'avoir inhibé, ignoré, voire méprisé ! Dans ma coquille, je nacre des rancunes, mais qui suis-je pour porter atteinte à IL ? Alors, JE rêve, et IL passe ses heures entre le néant et le vide que certains ont essayé de combler. Peines perdues : IL formate à la première occasion venue. Je ne retiens rien. Mes cellules souvenirs sont vierges. J'apprends inlassablement à être. Celui qui viens d'ailleurs pour aller ici. Mais ailleurs et ici pour moi sont identiques. Tout passage à l'acte est un rêve. Je plonge dans le virtuel à chaque mouvement. Aucune blessure, aucun mot ne retiennent ce corps, cette âme, qui traversent les années comme une particule quantique. Échec à toute communication durable, seul l'instantané compte. Mémoire vive, toute procédure de marquage est sans effet. Je suis comme le sable, je prends la forme de l'instant et modifie mon apparence à l'empreinte suivante. Construction impossible.

 - Je végète comme un oignon en terre depuis trop longtemps et rien ne viendra me sortir de cette argile, mon tombeau. Demain ne sera pas pour moi. Souris-moi Mon Amour, je me suis trompée de route.

 - . . .

- Tu dors ? »

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2011

22:06 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chaises, rêve, mémoire, blessure |  Facebook |

24.10.2011

Agression.

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Site

 

 

 

 

Je ne vais pas par quatre chemins, c'est celui-là même où j'ai été agressé. Ce premier chemin, là, à votre gauche. Oui, agressé. D'ailleurs, je me demande comment, je peux l'écrire.

 

Ce chemin alternatif à la route principale de mon village que je voulais éviter, pour me raccourcir et surtout ne pas écoper des quolibets sur ma poupée gonflable. Je revenais de la ville voisine en autostop et la conductrice, blonde blé, pas pimbêche, ne regrettait pas le transport de ma modeste personne déposée au carrefour des Sept Nains.

 

Donc, par ce bel été, la chaleur avait élu domicile. Elle ne lésinait pas à la dépense. Pas d'économie d'énergie pour elle. Dire qu'elle avait le feu aux fesses, y avait pas loin.

 

Je transpirais comme un baudet à la montée du premier col de l'Everest. Moitié nu, (à part mes chausses, ma chemise blanche et un short taillé à la serpe : je précise pour stopper toute imagination érotico-à-la-noix), je prenais ombrage des feuillus filandreux de la lisière du chemin pour éviter le rayonnage d'un soleil en pleine forme.

 

J'étais, au bas mot, à quatre cent quatre-vingt-huit mètre de ma porte d'entrée. Ma roucoulade avec la blonde blé, m'avait bien fait perdre quelques milles de calories et je sentais comme un coup de pompe et rêvais d'un jus de fruit dans la glace pilée (ne pas confondre avec épiler).

 

A mi-chemin de mon habitat humanoïde, j'ai ressenti comme un froissement d'ailes dans le feuillage, léger, puis franchement fort. Je n'étais pas d'humeur à avoir peur. Mon adrénaline était en léthargie. Aucune planification d'autodéfense. Bref, chemin faisant, j'étais à dix mille lieues avec mon jus de fruit qui s'était transformé en douche.

 

J'ai eu juste le temps de tourner la tête, qu'une espèce de volatile s'est projetée sur mon épaule dans un cri à rayer les carreaux de la Mère Denis et par la même occasion à mortifier son linge.

 

Une dinde furibarde ! Et oui. Elle était précoce de vélocité, prêt pour décoller de Kourou. Elle ne devait pas aimer sa société de mâles. Madame avait eu le béguin pour ma pomme et m'avait mis le grappin de dessus.

 

C'est vrai que je ne vous raconte pas tout. Depuis un certain temps, déjà, ce gallinacé prenait plaisir à becqueter ma porte. A coup de balai, je l'a renvoyais. Mais le genre féminin a de la suite dans les idées. Depuis cette ultime rencontre, je l'ai placé … au chaud, dans une … cocotte-minute.

 

 

 

© Max-Louis MARCETTEAU2011

 

 

23:51 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blé, agression, short, nu |  Facebook |

23.10.2011

Deux soldats de plomb

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Porte du château de Sablé (Sarthe)

 

Deux soldats de plomb dans un bac à sable, seuls :

 

« ...

- Autre part ? Sur un autre champ de bataille ?

- Peut-être, mais je ne veux pas y perdre la tête, ma pauvre tête de plomb, si ce n'est y perdre la raison.

 - Tu as toujours été d'une raison à désarmer tous les aliénés de la terre. A cela, accouplé à un état de chiffe molle, tu es redoutable.

- Oui. Et pourtant, je voudrais cicatriser de mes doutes. Balancer mes tabous au bout d'une corde comme une grappe de raisin, les presser de mes pieds nus. Et de ce jus acariâtre, l'inoculer à chacun de mes neurones. Mais je reste bras et jambes ballants sur cette balançoire de vie fantomatique.

- Ce soir, tu nous fais Waterloo, ou tu as du plomb dans l'aile ?

- Non. Je voudrais lâcher mon imperméable caractère et tisser des relations solides avec autrui.

- Tu dois souffrir.

- Oui et non. C'est assez étrange comme sensation. L'impression d'être tondu comme un mouton par mère tondeuse qui chatouille ma peau et celle d'une chute de soixante mètres me recevant dans un bac d'eau glacé.

- Nous sommes tous des moutons, soutenus par des chiens de gardes qui mordent nos moindres écarts.

- Peureux, poltron. Regarde nous. Contemplons nos histoires. La raison des lois n'est plus populaire. Rien de bien valorisant pour la démocratie. Nous reprendrons peut être du service.

- Tu as du vécu. Plusieurs fois fondus et remoulés. Maintenant on peut dire que tu as une vie plombée.

- Très drôle ! J'aimerai voyager.

- Dis-moi, tu n'as pas l'impression que nous sommes en train de nous enfoncer ?

- Oui. Ce sable devient mouvant. Notre sort est scellé.

- Tu disais : voyager. N'est-ce pas l'occasion ? Nous allons aussi nous transformer, qui sait ?

- En plombier ?

- Hilarant. Et pourquoi pas en château de plomb ? Tu penses que l'on peut voyager dans ce tombeau de sable?

- Certains ne croient-ils pas à un paradis, à un enfer, ... »

 

© Max-Louis MARCETTEAU2011

23:17 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : château, sable, plomb, soldat |  Facebook |

22.10.2011

Rencontre improbable.

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Oeuvre de Amaury Dubois

 


 

L'autre jour, j'ai rencontré quelqu'un hors du commun. Il était en voiture. Apparemment, il ne prenait jamais quelque transport pour le vulgaire, ce qui lui semblait … commun. Il était arrêté à un stop.

 

Correct dans son maintient, discret comme un caméléon, (à ne confondre avec Léon le Camé de la porte d'Issy), aux premiers abords. Je dénotais avec ma mine défaite, quand je me suis arrêté au milieu du passage piéton.

 

Nous nous regardâmes un moment. Nous étions-nous déjà rencontrés ? Il brisa notre silence respectif assez incongrument :

 

«  - Vous allez demeurer longtemps à cet endroit ?

- Non, non. Mais vous ressemblez à un de mes rares amis qui était mercenaire. » répondis-je au hasard.

 

Sentait-il un piège ? Il haussa les épaules, et s'apprêtait à redémarrer.

 

« - Attendez ! Lui dis-je, un peu rudement.

- Vous m'importunez et je ne ressemble qu'à moi même et seul le miroir peut se targuer du reflet de mon honnête personne.

- Je n'en disconviens pas. Cet ami est mort.

- Condoléances.

- A s'allonger pour oui ou un non dans n'importe quel endroit, une voiture lui est passée dessus, un matin, de ce début de printemps, aux premiers rayons de soleil, jaune pâle après une jaunisse.

-Et ?

- Après plusieurs années à guerroyer à la solde de pays respectables, en apparence, il était revenu depuis quelques mois. Il avait changé. Personne n'était venu prendre de ses nouvelles, l'aider à se préparer à revenir parmi une certaine civilisation.

- Et vous, vous étiez où ?

- J'avais eu le malheur de tomber de ma chaise à bascule et m'étais fracturer quelques os avec un traumatisme crânien. Ma convalescence durait et il devait passer me voir. Et puis triste nouvelle, apprise par le journal, de son décès.

 

 

Ce quelqu'un n'était pas comme les autres. Non. Il était conscient de mon trouble par cette disparition qui m'affectait. Il me sourit. Me proposa de le rejoindre dans sa voiture. Il me prit par empathie.

 

J'ai retrouvé un ami. C'est beau la vie, n'est-ce pas ?

 

© Max-Louis MARCETTEAU2011

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19.10.2011

L'amour ne baisse jamais les bras

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Site

 

L'amour ne baisse jamais les bras, parfois la culotte mais pour la bonne cause. Je reconnais que si je ne recherche pas l'amour, j'entends, vois et ressens quelques femelles, égarées, me tendre des pièges. Ne pas faiblir ! L'amour à plus d'un tour dans son sac pour qu'on y plonge la tête la première et sans expérience, mourir étouffé.

 

Pour éviter les traquenards de la gent féminine, j'ai un appareil, fabrication maison qui me permets de les éviter. De mon expérience, modeste il va sans dire de l'opposé de mon sexe, j'ai constitué des paramètres qui ce sont affinés aux fils des décennies.

 

Je ne peux arborer ma découverte au grand jour. Je ne suis pas philanthrope, ni mercantile. Un tantinet sociopathe. Nul n'est parfait. Par ailleurs, un brevet, un certificat, ne servirait à rien. Et puis, à part moi, à qui cela peut bien servir ?

 

J'entends glapir les misogynes et autres mâles de tout poil que mon invention serait utile. Messieurs, il y a des découvertes qui finissent dans la tombe. Seule la leçon de vie permets de se créer une carapaces, un tissu de satin, selon la situation. A chacun son empathie ou antipathie.

 

Aimer ou ne pas aimer ? Être aimer ou pas ? Telle est la question, pour écorcher et paraphraser William. « J'aime mon chien » avais-je dis, sincère, jeune bambin. La claque maternelle a fait effet. Les femmes sont-elles possessives à en oublier l'essentiel ? L'Amour maternel qui accepte tout, même l'inacceptable, n'est pas toujours de mise. Il y a des limites. J'en étais pour mes frais. Les femmes, dans ma vie d'homme, se sont brûlées les ailes et moi avec, parfois.

 

Je n'ai pas le logo Peace and Love tatoué sur mon cœur. Je suis de brute de décoffrage. Ça passe ou sa casse. Rien pour réfréner mon caractère qui peut être une vaguelette sur une plage de sable chaud ou une déferlante qui engloutie tout sur son passage.

 

Né sous le signe du volcan, ascendant âne, je vais rejoindre ma poupée gonflable qui m'attends sagement en quête d'un câlin avant un sommeil réparateur. Au moins, elle, elle n'a aucune visée, aucun calcul. Je me glisse lentement dans les draps. Voilà qu'elle gémit, déjà.

 

 

© Max-Louis MARCETTEAU2011

21:22 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ailes, love, draps, poupée |  Facebook |

18.10.2011

Verre d'eau, un lendemain de cuite

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Avez-vous vu un verre d'eau un lendemain de cuite ? Non. Moi, si ! En vérité, je l'ai goûté, son eau : âpre à souhait, avec un arrière goût à vous relever les papilles jusqu'au palais et la luette qui sonne midi.

 

Je suis allé chiner dans le frigo du sucre en poudre pour remonter le pH de l'eau. Petite info sur le sujet : son cousin sucre de canne en morceaux lui avait cassé quelques infamies sur le dos et ne souhaitait pas d'un tel individu mollasson à ses côtés. Il y avait comme un froid entre-eux. A l'intérieur d'un placard ça fait désordre. La protestation devenait endémique. Entre les petits pois, toujours aussi arrogants et le thon à l'huile qui en jetait, j'avais décidé de flanquer le sucre en poudre au cachot. Vous l'avez compris : le frigo. Il est de mauvaise humeur le bougre (le sucre en poudre). Je l'ai secoué pour obtenir une ration convenable pour mon verre d'eau. Chose faite, je ne lui ai pas dis merci.

 

Un verre d'eau, c'est personnel. Je dis même : exclusif. Comme la brosse à dents, d'ailleurs, même si elle est d'ici (et pas d'Issy).Il y a une relation particulière, intime. Vos lèvres ne sont pas pour tous, même si le monde est orgiaque, garder un quant-à-soi est de bon aloi. Un gain non négligeable de sureté. Ce monde qui épie l'autre moitié, souvent sans qu'on s'en aperçoive. C'est pour cela que je mets sous clé, tous les soirs, mon verre d'eau. Et aujourd'hui comme les autres jours et ce, jusqu'à ce qu'il casse. Car je sais que sa disparition est inéluctable. Et j'avoue que je conserve précieusement dans une vitrine, sur des morceaux de coton, un fragment de mes verres d'eau trépassées.

 

Verre d'eau est devenue une solution sucrée. A la première gorgée, j'ai vrillé ma main gauche vers l'intérieur. Signe que je suis satisfait, en général. Cependant, je nuance mon expertise. Il y a un je-sais-quoi qui me fait frétiller … la paupière droite. Et ça, c'est pas bon signe. Un mauvais présage : une fracture sucrée. C'est rare. C'est un sucré rebelle au H²O lors de circonstances pour l'instant non élucidées.

 

Je régurgite tel le cracheur de feu vers la première plante venue. Mon instinct de primate sent venir à lui, par lianes interposées, l'ordurier qui sommeil. Mais mon formatage éducationnel vibre fortement d'une alerte rouge. J'éructe, alors : un zut, soprano.

 

De suite, je cherche un papier, blanc, quatre-vingt-huit grammes, le pose sur une table inox en forme de croix que je dispose dans la cuisine prêt du four traditionnel (j'aime bien le traditionnel). Je verse quelques gouttes de ce liquide rébarbatif à l'ingestion du primate phalloïde que je suis. Et miracle, et celui-là, pas spéculatif, pas papal, pas thaumaturgique. Non, j'ai devant moi la preuve, le vice de forme, que sucre en poudre, avait eu un parent betterave ! Mais je n'arrive pas à décrypter le reste de la formule écrite sous mes yeux !

 

Je suis allergique à la betterave. Je suis colère. J'en réfère à sucre en poudre. Il ne me répond pas. Je suis décontenancé, il y a de quoi. Je le prends d'une main et lui tapote, de l'autre, l'arrière-train. Il vient de succomber, gelé.

 

En grande pompe (à ne pas confondre avec un clown unijambiste), je le déshabille de son emballage et le place délicatement dans une casserole, sous un feu ardent. Voilà, devant son Paradis, devenu : caramel !

 

Et puis, de ce fait peu coutumier, j'en exécute un autre. Je brise mon verre d'eau sur le mur de ma cave, et laisse les débris, ainsi, à la moisissure du temps, sans plus d'état d'âme.

 

© Max-Louis MARCETTEAU2011

 

 

 

 

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17.10.2011

Peau d'automne

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Oeuvre intitulée : Paysage  de Georges Rouault


 

Je ressens l'automne sur ma peau. Ma respiration commence à sentir le moisi. Bientôt, le premier ver va ouvrir le ban.

 

Pas de panique. Une douche au gel senteur abricot, shampoing pour cheveux délicats et maniaques, dentifrice menthe à l'eau. Non. Rien à faire. C'est étrange, maintenant je sens la terre humide, pire, l'humus.

 

J'ouvre ma porte-fenêtre. Me flanquer une bise d'un soleil plein sud, me dépolluera. Le balcon agencé entre potager et salon de thé a une vue sur le Parc à dextre, Cimetière à senestre. Je me suis levé avec un torticolis, mon premier regard se porte à dextre. Un signe ? L'aiguille du frisson me parcours de bas en haut. Non, pas d'érection.

 

Au Cimetière rien de nouveau. Les morts sont toujours morts parmi les vivants eux-mêmes à tout moment prédisposés au linceul de service. Une bière ! Amen ! Le Parc change de maquillage. Plein fard sur des couleurs pétantes. Joli automne, tu macabres ton oraison en bonnes compagnies d'insectes. Nos morts ne seront pas mieux honorés, d'ici peu, normal, ils nourrissent les vivants de souvenirs à des degrés différents, parfois jusqu'à la brûlure. Chaud devant, la déprime.

 

Arbre et stèle : les deux pointes vers le ciel. Si l'un ne l'atteint jamais (et pourtant tous en porte un, de nom latin), l'autre espère retenir l'attention, à défaut d'un dieu, un généalogiste en herbe, si ce n'est un égaré des allées qui la culbutera par manque d'attention ...

 

Je referme ma porte-fenêtre. Un petit vent glacial me titille le bas du cou. Un ectoplasme ?

 

Je vais prendre un bain. Cette odeur est insupportable. Ma nudité me dérange moins sous la douche que dans une baignoire. Entre verticalité et horizontalité : deux mondes. Demandez à un aviateur si vous n'avez pas une femme à portée de main.

 

Je vais me sécher à l'ultra-violet. Et si j'avais un cancer du cerveau ?

 

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2011

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16.10.2011

J'attends

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Oeuvre de Stello Bonhomme

 

Je passe mon temps à attendre. L’attente immobile, l’attente qui n’est pas mon oncle diront certains. L'attente qui n'est pas du camping est un sarcophage. Et ce dernier ne fait pas parti de la famille des macrophages. Non. Ni d'un pseudo président qui se transformerait aux jours de pleine Lune en un loup garou pour termites égarées, ni chômeurs, d'ailleurs. Quoi que ...

 

Ce n’est rien d’attendre. Ce qui est difficile c’est d’être opérationnel au moment où l'action pointera le bout de son nez. Et pas frileux, ce nez. En plein dans le pif, l'action en question. Et là, il faudra assurer. Et pas question d'être le dernier des derniers pour faire bonne figure. Pas de pifomètre. Non. De la tenue, de l'audace sans piment. Du tact, de la diplomatie, et le cœur avec soupape de sécurité s'il vous plait. C'est pas le moment de taper un infarctus entre deux mots échappés d'une voix d'outre-tombe.

 

En vérité, et je reviens sur ce que je viens d'énoncer, attendre est un calvaire. Un seul ? Non. Une succession de calvaire. Une plaie, pour chaque jour. Et pas d'urgentiste pour colmater ce sang d'espoir hémorragique qui n'a pas de plaquettes pour réparer. Le miracle est que l'espoir est toujours vivant. Les années passent et je suis devenu un écorché vif. En coupe, en travers, de face, de dos, bref la total. Pas beau à voir. L'humain est solide tout de même. Il supporte l'insupportable. Cet instinct de survie, une extraordinaire invention du vivant. Mais que souffrances.

 

J'attends. Comme si j'étais seul à attendre. Et elle, elle attend ? Pas sûre. Sans attente pas de manque. Pas de manque pas d'angoisse. Pas d'angoisse, pas de médicament. Pas de médicament, pas de problème. Pas de problème, pas de vie ?

 

Je suis mort ?

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2011

21:59 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : attente, calvaire, miracle, vivant |  Facebook |

15.10.2011

Une drôle de vie sans toi

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DANI Photographe

 

Une drôle de vie sans toi. Entre un café : deux bières. Une drôle de guerre entre moi et moi. Pas beau à voir. Une peinture à la Van Gogh avec un mélange Matisse.

 

Hier, j’ai cassé le miroir du couloir, juste avant de sortir. Celui de la salle de bains, pour demain. Chaque chose en son temps et le temps est depuis trop longtemps maussade, et ne fait qu’une victime : moi. Et à par moi ? Toi.

 

Toi, tu es ailleurs. Dans un univers parallèle. Le cinquante huitième, exactement. Précision de navigateur. Internet fait des miracles. Bernadette en son temps n’a pas fait mieux pour attirer des pèlerins. Nous sommes tous des ouailles. Faut-il trouver le leader qui nous tiendra les neurones sur le haut du pavé. En dessous, pour la plupart, les égouts sont leur quotidien. De la croyance religieuse, l’informatique à pris le pas. D'ailleurs, la Toile nous a tissé patiemment un tapis rouge. Du grand Art. Nous avons manqué la dernière la marche. L'un n'a pas su ou tenu l'autre et inversement. A deux, les torts sont partagés.

 

Cet Amour a été effervescent et pourtant insoluble avec le temps. Paradoxe. Je ne t'ai pas gommé. Toi, non plus, d'ailleurs. Je suis devenu pour toi un souvenir comme un cadre posé sur un mur de corridor de ta mémoire, ici peu fréquenté. Quand sais-je en vérité ? Rien. Spéculation à deux sous. Manque d'information sur le sujet.

 

J'aurai dû me tatouer ton prénom sur mon ombilic, enfin ce qu'il en reste. Au fait comment t'appelles-tu ? J'ai épousé une ombre ou un kaléidoscope ? En vérité qu'importe. Je t'Aime.

 

Ce « je t'Aime » a-t-il deux visages ?

 

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2011

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14.10.2011

Je deuille mon tissu de vie

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Oeuvre de Jean Jacques André

 

 


 

Aujourd’hui est comme les autres jours avec ta voix en moins, ton souvenir en plus. Ah, les souvenirs. Ils deviennent des parchemins. Un courant d’air et que deviendraient-il ? Poussière ? Il y a des poussières qui valent de l’or. Et dès lors, je deviendrais riche. Mais la richesse n’est-elle pas l’Amour ?

 

Le cœur entre la Mer de la Tranquillité et de celle des Crises, je prends le temps de me plonger dans leurs méandres. Quoi qu’il advienne, je reste ce pingouin sur un fragment de banquise qui attend sa femelle. Je dérive. Tranquillement. Les saisons passent est aucune nourriture de toi. Je deviens un corps gelé. Par quel bout faudra-t-il me réchauffer pour me remettre à vivre ?

 

Un feuillage d’octobre pour seule vue. C’est bien triste. La tristesse, elle, se réjouie. Encore une victime à son actif. Elle nage en plein bonheur. C’est beau à voir. C’est même étrange de voir une tristesse guillerette, attentive à ses martyrs, plaisante même avec certains, apportant réconfort à d’autres : « Il y a plus malheureux que vous ». C’est touchant. Une tristesse épanouie et ce début de saison, elle mûrie à vue d’œil. Sa bonne humeur de tristesse me donne des larmes. Devrais-je épouser la tristesse pour rallumer ma joie de vivre ?

 

 

Et ce clair de Lune qui m’obsède. Qu’ai-je à voir ? Ce n’est pas clair. Au loin, un signe de la main de la vie. Intéressant. Mais quand l’esprit est ailleurs, qu’a-t-elle cette chair, belle comme un été, à me vouloir pour amant, si ce n’est pour être un nouveau membre de son intimité ? Un « je t’aime mon amour » sonnerait faux. Et puis, à quoi bon, le dire une deuxième fois ? A quelle femme à part toi, je pourrai le souffler au creux de l’oreille ? Aucune.

 

Le vent apporte des nouvelles sur cette dune où je suis planté comme une stèle. Un orage va frapper à ma porte. Je ressens les vagues me parcourir les entrailles. Une onde qui monte en moi. Des spasmes me secouent. Ma vie n’a aucune importance. Me tenir à quoi ? A toi ?

 

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2011

 

 

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12.10.2011

Le vol des oiseaux

 

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Petit Trianon : Versailles

 

 

Le vol des oiseaux est le même. Non, il est différent. Le partage n’est plus. Il est aux abonnés absents. J’essors mes souvenirs dans le seau de mes draps. La taie d’oreiller dessinée de coquelicots me tient de confident. Mes paroles de nuits s’impriment et disparaissent aux premières lueurs du jour. J’agonise comme une plante en manque d’eau, en manque de ton Amour, celui qui révèle que l’on est vivant. Mon film de vie est un noir et blanc raturé par les heures de ce manque qui creuse la tombe par les larmes devenues acides avec le temps.

 

Le soleil se lève. Et le monde vient de changer, si ce n’est le regard qu’on lui porte à présent. La douche du matin ne tranquillise pas la douleur de mes yeux. Même la peau a modifié sa texture, se rétrécie à un éventuel contact. Qui oserait venir me câliner, d’ailleurs ?

 

 

Tenir ta main. Caresser ce sein et l’autre pour ne pas faire de jaloux. Poser ma tête sur ton ventre. Ici, l’ordre importe peu. Ce sont ces moments qui se goûtent. Oui, c’est divin. Ce présent écrit est du passé noyé dans d’autres images de toi.

 

Ce Toi, un toit pour moi. Ce Moi, ce toit pour toi. Le toit de l’autre pour soi et à soi l’un l’autre, nous ne faisions qu’un. Un lit, une pensée, une action, … une vision ? Tout me rappelle à toi, ces temps ci. Étrange.

 

A jouer avec le feu, le feu a gagné. Chacun a le cœur brûlé au troisième degré. Mais n’est-ce pas le cœur de notre amour qui est brûlé ? J’ai ce charbon de cœur pour me réchauffer et j’ai froid.

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2011

18:04 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

09.10.2011

Aujourd'hui, je meuble.

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Oeuvre de NOEL Alexis (19ème siècle)

 

 

Les meubles sont des cercueils. Debout contre le mur, condamnés a être exécutés après jugement sans appel : démodé.

 

A double tour, portes et tiroirs, fermés, clés jetées dans le caniveau de l'indifférence, ils tiennent la position. Le bois de merisier résistera jusqu'au bout. Celui d'acajou aussi. Seuls les pins et sapins seront les premiers à tomber. Les mites en armées, par orifice, s'engouffrent à l'intérieur, à ronger les membres, puis le corps, un rayon de lumière et tas de cendre froide. La cendre, ce sang qui ne tache pas. Pas de sépulture, de prière, de fleuve pour se réincarner, de Paradis, pour les meubles. Une deuxième mort pour l'arbre. Difficile à vivre.

 

Les rescapés ne sont pas sans frissons : grincement, bruissement, crissement, gémissement, un orchestre, le ré-majeur est en option, la baguette timide donne le ton, la blanche note pleure et la noire se dièse en contre-point fleuri. Le chat sauvage propriétaire de ce territoire n'ose s'aventurer dans ce lieu étrange et la chouette de service hulule, unique choriste, fait des cauchemars diurne.

 

Parfois, le meuble est accompagné.

 

Mourir d'inanition la vaisselle emmurée ne crie plus sa faim, se nourrit de souvenirs et cauchemarde qu'elle est Limoges et se réveille, oh pâle, à la sueur d'une poussière épaisse, gluante, son sarcophage. Elle embrasse, parfois, le sol brutalement, les couverts comme assaillants, quand meuble perd de sa consistance.

 

Rien ne crâne, ici. C'est un hospice.

 

 

©Max-Louis MARCETTEAU 2011

23:08 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : meuble, portes, bois, acajou |  Facebook |

18.09.2011

Anniversaire

 

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Un anniversaire ne s’oublie pas. D’ailleurs comment oublier ? Quoi que ...

 

Les années passent sous le feuillage des souvenirs et le composte de cet amour est une braise qui n’attend que le souffle révélateur pour s’enflammer.

Je suis devenu homo hibernatus sur ce quai qui ne se rappelle plus de quoi il retourne. Les homos sapiens ont foulé nos derniers instants dont ils ne restent plus aucune molécule, si ce n’est aucun atome. Mais savais-tu que ces derniers instants dont tes mots d’adieu n’étaient pas convainquant et mon silence colère retenu par la chaleur des murs d’enceintes de ton aura, sont marqués d’une empreinte dans nos fibres ?

 

Nous étions incompatibles. Et pourtant nous nous sommes cherchés des décennies. Défier la nature de nos raisons et le cœur en détecteur involontaire prenait part avec le hasard de nous brancher sur la même longueur d’onde.

 

Les dés étaient jetés et les cartes nous ont construits un château. Je l’aurai voulu de cristal, il s’est transformé en château d’Espagne.

 

Nos caractères nous ont-ils vraiment séparés ? Oui. Nos cœurs, non ! A Nous deux la faute.

 

Balle au centre.

 

Tu as voulu revenir à ton port d’attache, comme une naufragée. J’ai voulu te tendre la main et j’ai fauté. Il y a les femmes et la Femme de sa Vie. Jalousie n’apporte rien. La trahison aussi. Tu as eu ton poteau d’exécution, j’ai eu le mien.

 

Balle au centre.

 

Chacun avec une souffrance qui n’était pas celle de notre amour, mais celle de nos histoires respectives. Nous étions formatés avec cette impossibilité de nous défaire de nos hardes. 

 

Mais tout cela c’était hier, n’est-ce pas, Mon Amour ?


 

Max-Louis MARCETTEAU2011

23:16 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, amour, dauphins, vie |  Facebook |

28.07.2011

La vie dans un entonnoir

 

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Klimt : tableau tiré des frises Beethoven dans la Galerie Secession de Vienne - 1902

 

 

 

La vie dans un entonnoir, les mots surnages … muets.

 

- Demain probable !

- N 'empêche que … !

 

 

- La vie ...

- … Un jeu de quilles.

- Quille, brisée, j'en perds l'équilibre … à en perdre la boule.

- Boule de billard ! Attention au jeu du chirurgien en quête de sauver.

- Sauver ? Toute vie finie par un linceul. A table les vers !

- Vert l'habit du bistouri au noir scalpel, il n'y a qu'un fil.

- Fil du souffle coupé, les fibres sont froides.

- Fibres de tes lèvres.

- Lèvres du désir morbide, le vent automne les grouillements des vers.

- Vers sur le pied de l'appétit, le terreau est bientôt prêt.

- Tiens moi la main, les derniers os viennent de prendre le large.

- Large est la croix des souffrances qui contient des rancœurs.

- Rancœurs d'hier comme neige, gèle le présent, l'avenir.

- Avenir, tu prends les premiers récifs aux premiers mots.

- Mots, tu mords à l'éclosion du premier souffle. Ne crie plus, l'orage arrive.

- Adviendra la pluie et son tambour. La peur s'éclaire. Viens, ne restons pas sous cet arbre de mort.

- Mort, comme une renaissance. Je l'attends, nous l'attendons. Jamais  nous serrons séparé.

- Séparation : qu'elle est ce mot, Mon Amour ?

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2011

 

 

 

19:51 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

29.04.2011

Cogitation

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Oeuvre de Stephan BEAUVAIS


 

« Ce qui n'a pas de lieu, un grand désordre » du site Paradisbancale

 

La topographie de la pensée n'a pas lieu de tenir compte d'un ordre quelconque dans sa représentativité d'un lieu existant physiquement dont les données imagées ne sont que pures spéculations car non soumises au préalable à sa connaissance. Ceci posé :

 

Quoi qu'on pense, le lieu est attribut de la perméabilité de la pensée, permettant ainsi de dessiner un bloc de pensées qui accorde un seul élément de référence afin de pouvoir constituer une définition si ce n'est un début de construction.

 

Ce non lieu ne fait pas office de lieu permanent. Il est lieu partout où bon nous semble. D'ici ou d'ailleurs entre les images réelles imprégnées de notre rétine, à celui existant par les différents spectres de la lumière invisible qui peuvent sous-entendre que, pour l'exemple, le grand désordre s'installe, simplement pour étayer un début de pensée sur le sujet. Il est paradoxalement le point d'équilibre.

 

Nous abordons la pensée relative, sur un lieu relatif et dont la consistance des deux, peut pré-valoir sur tous les termes, si ce n'est qu'un seul, au pouvoir de créer une entité subjective pour le plaisir d'assembler des idées, des définitions, ici, le désordre comme point d'appui.

 

Cependant, on a tout lieu de penser que les mots : lieu et désordre (grand étant un qualificatif pour rehausser le désordre) ne sont que des faire valoir. Car ce qui importe, ici, est la négation : n'a pas. Il soumet ces deux mots à sa diktat. Il émet sa puissance comme un empereur sur ces sujets.

 

Par cette première hypothèse : « Ce qui n'a pas de lieu, un grand désordre », la pensée plus que le lieu permet d'appréhender qu'un désordre possible est présent. Rien, nous le confirme. Il en ressort toutes les possibilités, le désordre en est une. Nous pourrions à loisir décliner. Et à chaque déclinaison, un autre monde viendrait se greffer dans la propre pensée, jusqu'à envahir (soyons fous) la réalité. Celle-ci, pourrait vaciller et ne plus se reconnaître. Elle deviendrait une réalité désordre, voire pire, à disparaître. Le désordre maître à bord, n'aurait plus qu'à donner naissance au chaos. D'ailleurs, n'en est-il pas ainsi ?

 

/...

 

©Max-Louis MARCETTEAU-2011

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23.04.2011

Mante religieuse

Jean-Jacques,gravure,révolution

 Gravure de Jean-Jacques LEQUEU - 1757/1826


 

Tes regards ne viendront pas attenter,

A ma pudeur de jeune novice patenté,

De platoniques amours idolâtriques cotés,

De courbes avantageuses de beauté !

 

Ma belle, je reste sur le front douteux,

De ton amour, à la fatuité de ton je jeu.

Je ne serai pas la botte de paille de ton feu,

Et impose, à tes assauts, mon couvre-feu !

 

A l'avis ainsi tenu, tu forceras les éléments,

De mes convictions et tes armes en avants,

Tu frapperas les portes de mes désirs d'amant

En devenir, au seul but de jouir à mes dépends !

 

N'est-il pas vrai, que mes remparts glorieux,

A cet instant, ne seront plus que ruines à tes yeux,

Au moment de ce corps à corps attendu voluptueux,

Et violent, tout à la fois, je deviendrai amoureux ?

 

Je n'ose penser à ta possession, à la haute grille

De passion qui me tiendra prisonnier en ta bastille,

Et tu suceras mon cœur ouvert, offert et la cédille

De ton sexe se frottera sur mes pensée faucilles !

 

Non, non ! Passe ton chemin ! Au plus-que-parfait

J'avais dormi et le rêve de tes échecs, aux essais

Audacieux m'avaient réveillés à l'érection d'intérêt

Et je redoutais l'empoisonnement … à ton reflet !

 

Tu me tenais par le harnais ! Fallait-il se draper

De prières jusqu'à la nef de ta poudrière trempée

Du désir de me chevaucher pour d'un coup te stopper ?

Je luttais, le chapelet usé, les incantations étripées !

 

Tu devenais de jour en jour plus ardente à souffler

Tous les cierges protecteurs de mon auréole aveuglée,

J'embrassais la croix descellée de mon supplice moulé

De Foi qui s'ébranlait aux rafales de ton aura gonflée !

 

Je me trahissais moi-même, de mes vœux à la valeur

Devenue obsolète, fléchissais tel le saule pleureur,

Et m'abreuvais de toi comme un esclave jouisseur.

J'allais abdiquer par tes desseins séducteurs !


 

Ainsi, je cédais à la mante religieuse jusqu'à vendre

Mes frusques au marché des regrets puis prendre

Le nouvel habit de la déraison sans attendre,

Même si j'avais en tête, d'ici peu, de me pendre !

 

 

 ©Max-Louis MARCETTEAU-2011

 

 

19:18 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aura, religieuse, grille, glorieux |  Facebook |

12.10.2010

Clash

 

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Oeuvre de THIDJI

 

 

Rien ne sert de cueillir la pleine Lune, les ombres grises du passé s'invitent sur la plage des galets brûlants des neurones glaïeuls.


Les nuages vidés, la terre gorgée se révulse. Les pieds nus dans la boue, les mains crispées s'accrochent aux étoiles filandreuses d'un ciel délié de sang noir. Respiration d'un condamné : toute vie est une allégorie à briser. Rien ne sert de courir les orages, ils sont en nous. Parasites, ils envahissent nos iris, foudroient au plus profond l'œil du cyclone, blanc cassé, ses ventricules battent la démesure. Essoufflement, contraction des viscères, la peur propice se répand sur l'herbe des doutes, enflamme le corps de toute son angoisse sur le visage-miroir de l'ego. Les souvenirs s'onanisment par lesquelles les couleurs s'animent et treuillent les pinceaux emmanchés jusqu'à la garde de leurs jouissances.

Trois heures du matin. Le coeur, seul, est toujours vivant.

 

©Max-Louis MARCETTEAU 2010

 

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04.04.2010

Monologue post-mortem inversé

 

 

Oeuvre_de_Lisa_Carney_titre_Alluvial

Oeuvre de Lisa CARNEY, titre Alluvial

 

 Chapitre I

Lui : - Ton âme est borgne, aujourd'hui.
Iul : - Les aujourd'hui sont tous semblables comme la goutte d'eau qui taquine chaque
seconde ma boîte à neurones, vide.
Lui : - Tu bois à cru ton propre chancre.
Iul : - Ne t'en déplaises : tu me montes à cru et somnifères ma joie de … mort.
Lui : - Mort : le sens de ce mot lacère tes chairs putréfiées de bas en haut.
Iul : - Aux lames de tes mots, pas de sang, si ce n'est des vers repus.
Lui : - Et ce clair de Lune qui bénit tes sentiments de … parade.
Iul : - Tu exhibes des mots suspendus comme des pantins sur une branche .. morte.
Lui : - Ton sang de semblant de vie n'est pas le mien. Tu es un rescapé.
Iul : - Et ton cœur de momifié est un naufragé, un adopté de l'éternité sauvage, adapté au
sel de l'ironie, indompté.
Lui : - Ces mots, creusent notre fosse commune.
Iul : - Nous sommes gisants de cuivre et nos souvenirs, vert-de-gris, nous seront fatals.
Lui : - Disparation attendue, les racines de nos souffrances se nourrissent du terreau de
notre éternité de damnés.

Chapitre II

Lui : - L'automne traîne à montrer son visage dépouillé.
Iul : - Et pourtant la végétation dessine ses rides.
Lui : - Étrange.
Iul : - Le masque mortuaire proposé ne lui plaît pas ?
Lui : - Qui sait ? N'est pas nature morte qui veut.

Chapitre III

Iul : - J'attends les regards des fleurs fanées nous sourire et pleurer du pollen.
Lui : - Aurions-nous un éternuement à nous décrocher les mandibules ?
Iul : - Une allergie ?
Lui : - Hélas, depuis qu'un chrysanthème m'a chatouillé les sinus, j'en ai perdu mon septum*
avant l'heure.
Iul : - Je comprends le pourquoi de nos écoulements de sinus.

Chapitre IV

Lui : - Ta parole a perdu sa langue . . . l'ouïe fait la sourde oreille . . . le monde est un tas
de chiffons qui se cherche un maître tailleur . . . les souvenirs ressassés creusent les fosses
de la déprime, sous l'œil attentif et autorisé d'une Lune dénuée de sentiments . . . la vague
des mots rouge vermeille fébrilise tes artères devenues fragiles … le somnifère de service
ouvre la boîte crânienne : le vide neuronal donne la réplique à l'écho d'un cri qui déborde
du coeur en
surchauffe . . . attention arrêt cardiaque . . .
Iul : - Tu parles en dormant. Tu risques de réveiller les ossements voisins.
Lui : - C'est ma solitude qui s'exprime.
Iul : - Elle et toutes les autres, ne font qu'une.


… / … (à suivre)

© Max-Louis MARCETTEAU 2010

 

 

 

 

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07.02.2010

Question improbable

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La liberté individuelle est égale au coefficient de décision personnel, soustraite au carré des dépendances aux lois, divisée par le poids moral social, multipliée par le pouvoir en place, le tout additionné par la masse des imbéciles. Sachant que le taux moyen de vos sentiments est un multiple de trois, calculez le bonheur que vous avez à vivre dans cette société ?


© Max-Louis MARCETTEAU 2010

 

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18.01.2010

Déviation

 

toile_ de_vivi_navarro

toile_ de_vivi_navarro

pas de bougies à l'oraison. Les mains jointes, le crucifix en bandoulière, les moines se recueillent, tête baissée, esprit en lévitation. Le quantique écrit sur la parois intestinal de l'outrecuidante ligne de flottaison de la nef brisée des saints déphasés, déverse sa lumière sur leurs yeux révulsés qui cherchent les signent sémaphores le long de la voie ferrée du Saint Sépulcre ...

«  - Tu es qui, toi, pour me parler ainsi ?

- Le bris de fer qui vient de te trancher l'aorte.

- Aorte ? Qu'est-ce ?

- Une autoroute de sang.

 - Sang ? Je suis de sang ? 

- Tu étais. Ton sang a giclé de ton enveloppe. Tu es cadavre. Chair sans retenue étalée sur la voie. 

- Voie ? Qu'est-ce ?

- Voie vers un au-delà, parfois.

- Au-delà de quoi ?

- Toi seul en détient son espace.

- Espace ? N'est-ce pas un nom de voiture ?

- Tu en étais le conducteur. Ton inconscience à un dépassement ta fait perdre la vie. 

- La vie ? Qu'est-ce ? 

- Un sablier que tu portais en toi pour accomplir ta destinée.

- Destinée ? J'en ai jamais eu. J'étais sur le fil entre le rien et néant. Posé comme appât pour assouvir l'indifférence.

- L'indifférence est ton ressenti. Tu étais aimé et tu regardais la fosse de ton égoïsme. Ton ombilic était le centre du monde.

- Le monde ? Ah ! Le monde. Un vase boueux de vies qui s'étripent …

- Tu étais de ceux-là.

- Non ! J'étais … j'étais … je me souviens plus …

- Ne cherche pas tes larmes. Tu étais de cette vie qui n'a pas entendu l'Appel. Tu as soufflé beaucoup de bougies bien avant l'heure. Car la Mort nous tient dans ses mains et se sert de nous pour son ouvrage.

- Aurais-je pu penser un seul instant …

- Trop tard.

 - J'aurais pu échappé à mon sort ?

- Peut-être, si tu avais su reconnaître le Signe de l'Appel. In nomine Patris et fillii et Spiritus Sancti. »

les visages imprimés des heures de prières débitées au glaive de contrition, les rides ventrues signent la mise en croix devant un Paradis qui s'essouffle à compter ses âmes égarées dans les messes basses, à un rappel au ban de l'écho devenu sourd ...

© Max-Louis MARCETTEAU 2010

 

 

21:37 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tete, espace, moines, nerf |  Facebook |

05.01.2010

A ce souffle

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Je caresse ta peau, pénètre toutes les entrées au seul résultat d'une jouissance comme un lait qui déborde de sa casserole, je me brûle et puis, demain lundi, je pars, une fois de plus, les sentiments déposés sur la première Lune venue, mes cendres s'accumulent, voici la mer des Humeurs et le premier train qui arrive, wagons d'identités bâchés de visages épinglés sur des sièges usés d'arthrose avant l'âge, j'assieds mon auguste personne déjà essoufflé par ce énième weekend, de la vie comme un abonnement qui n'en fini pas de s'imposer, j'ouvre les yeux sur mon bureau-bourreau les papiers cirés de textes, j'accuse mes heures passées à tenir mon enthousiasme caféine à jouer un jeu, échec et mat voici le soir, je pose mes doutes sur ma table de cuisine, j'épluche mes pommes en larme, mon cœur en oignon,  je frite le tout dans de l'huile bouillante de mon amertume, les doigts fourchettes j'engloutis ce repas tourmenté à la bile gorgée, l'heure du lit sonne, les draps m'appelle, je reste sourd au sommeil qui me somme de rejoindre les rêves, tenue de parade, la fumée de ma cigarette interpelle le cauchemar de service, le soleil s'est noyé dans mon verre d'eau je-t'aime, hier, tu étais vivante brûlante en toi, en moi, ton parfum me sourit, j'embrasse la première heure sur le front, fièvre est ton parfum, une bougie s'allume tu es là, à soigner mes écorchures, tu es fantôme, la vie s'accroche à moi, une étoile sur sa voute, les yeux de la nuit pleurent des étoiles filantes, j'en cueille une au hasard, son souffle me réchauffe les entrailles, toute vie est là, je caresse ton ventre, tu nous feras un enfant, à tes yeux bleus une onde de chagrin, de la vie comme un abonnement qui n'en fini pas de s'imposer, . . . il est long de mourir.


 

Max-Louis MARCETTEAU 2010

 

23:02 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, fantome, caresse, chagrin |  Facebook |

03.01.2010

Quoi que

Dessin_de_Zori_La_dernière_tentation

Dessin_de_Zori_La_dernière_tentation


 

A trop penser on risque l'immobilisme ( à ne pas confondre avec l'agent immobilier et hypothalamus de l'automobiliste - d'ailleurs à ce sujet, le sujet lui-même, ils ne sont qu'une seule et unique personne. A cet effet je ne voudrais pas égarer le sujet par la pensée, à la lecture, pensez-vous. Quoi que ...)

Quoi que, penser à panser le pansement de la main gauche de l'automobiliste, posant cette chère main bandée sur ce phallus de levier de vitesse, numéroté comme un clavier, d'ascenseur, descendre un à un les engrenages cirés d'une graisse hypothalamus, avance la pensée de la route qui se croise les gambettes, enfilées entre trottoirs pensionnés par les impôts et les fossés cousus entre une terre pensionnaire de propriétaires publics et privés, délavés à l'agent chlorhydrique de l'urbanisme, aussi pervers que honnête, le pied d'embrayage s'ouvre sur le pied soulier immobilisé par la grandeur de l'action de cette pesanteur pensée, la réalité immuable selon les temps et les univers aussi déviants les uns que les autres, immoraux car immortels, les dents des roues creusent les parois bitumiques d'une autre pensée, esclaves de la ligne blanche comme le linceul d'une none décédée à la prière vierge d'orgasme, si ce n'est d'érotisme à la vue d'un Chrit si peu vêtu qu'il en paraît nu, clouté par esprit, et non par pensée, de bondage, au grand jour dévoilé sans pudeur, l'immobilisme surgit tel un diable de sa boîte, la soutane de l'automobilisme brûle de désir à ses pensées aussi éphémères que la vague d'un cervelet déformé par l'âme décapée par l'éther qui débande tout pansement à l'oeil, sauf au beurre noir, cuisiné selon le poing du passager de l'automobiliste, lui-même pansé comme un boxeur avant d'enfiler ses gants de dérouilleur de première, le soleil immonde lumière aveugle le pare-brise et intimide les essuie-glaces au service et en garde-à-vous, par respect et tradition, à la venue de la goutte d'eau qui ne déborde du vase qu'à la demande, le volant de direction n'a pas plus de nord que de sud, que de points A à B rejoindre, si ce n'est le carrefour qui peut lui poser problème, à défaut d'avoir à supporter des feux qui changent de pensée comme de couleurs au rythme d'un métronome qui n'a pas dévisser d'un piano depuis la première guerre en silex, l'automobilisme souffre de la goutte à ce moment précis une crise se déclare et se boit une gorgée d'éther à soulever toutes les papilles d'une morgue en peine de vivre par ce froid immobile comme la calotte glacière d'Europe, le passager pense une seconde, un genre de court-circuit qui vous met dans le coma, le motard en culotte courte, casque pansé d'autocollants de taureaux dégoulinant de sang, siffle l'arrêt de ce sanguinaire chauffard à la voix rieuse comme une mouette égarée et soulée de vent de mer, genre de breuvage qui vous coule un bâtiment en un tour d'ouragan, la voie de la pensée écarte les gambettes de la route sur l'immonde bitume céphalique dévorant toutes les blanches lignes, déroutant les radars, milices cyclopes habillés comme des papillons en amende, les abris bus tremblent en verre brisée, et les feuilles des platanes de sang se verse en rasade un cocktail d'automnes dont les rumeurs de l'hiver sont les zestes alcoolisés, le motard perd connaissance à la pensée de prendre acte de la folie meurtrière d'un automobiliste inoculé de la rage de la vitesse, prise en flagrant délit de rire entre la roue arrière et la roue avant droite à percuter le saillant d'un trottoir trop jeune pour connaître le linceul et la prière d'un prêtre à tête de calice, à l'haleine d'hostie, à la prière d'un vin de messe trempé dans la sueur de religieuses nues sous le soleil d'éther, court-circuité par la croix et le diable sécateur, guillotine à main qui a tranché autant de mamelons en grappe que de vigne seigneuriale, l'essence même de la pensée écœure, l'acte de décès et le procès verbal, union sacrée qui se jette dans le caniveau d'un autre trottoir, ancien esclave des marcheurs, démarcheurs et autres vagabonds d'une humanité pansée de toute part, la prison à vie accueille en ses barreaux, la folie.

 

 

Max-Louis MARCETTEAU

 

23:02 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : croix, diable, vigne, folie |  Facebook |

02.01.2010

Écriture imbuvable

Sculpture_papier_Jen_Stark_Primary_Blue

Sculpture_papier_Jen_Stark_Primary_Blue


A l'écriture imbuvable, l'encre pleure son sang sur les lignes déformées de l'absurde. La chair putride des mots se répand sur la route hérissée des ratures. Les mots sont des sexes par laquelle naissent des définitions qui se proclament princesses de sang noir. Elles ouvrent les portes des alchimistes en herbe, à la tisane assassine, à l'onguent urticant, aux voix qui s'égorgent dans un râle que ne saurait recoudre un légiste après une autopsie.

Aux traits de lumière, frisent les mots. Les yeux se pendent aux lampadaires de l'angoisse. La première page prend la peur comme compagne, se froisse devant la rebelle impudeur, se couvre de honte aux fautes, frappe la fin du début, au point maton, les virgules accrochent les iris, transpercent le blanc et coule l'humeur de la mort en linceul.

Le lecteur vient de perdre la vue.

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2010

 

12:14 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peur, feuille, rebelle, blanche |  Facebook |

29.12.2009

Profondeur insoutenable.

Peinture_abstraite_Shougaichishizai _blessure.

Peinture abstraite de Sand : blessure mortelle.

 

 

Ventre déplié, tendu, ombilic gouffre insondable, l'œil se rince de ce mystère.

Arraches mes mots de tes entrailles. Revient sur ce bord de mer, où le sang du mot amour s'est imprégné de notre rupture. Ouvres les yeux vers cette Lune de cendre, vidée de la vie pour avoir donné son cœur à un vagabond stellaire. Vomis toutes mes lignes tissées sur les pages blanches de l'espoir. Dégorges le verbe Aimer dans le premier vide ordure qui se présente. Eventres mes mots, chairs putréfiés, ils sont mes vers parasites qui rongent ce semblant de cerveau qui n'arrive pas à se décider entre corde et révolver.

Et, je cherche la balle, celle qui m'attend, là ou ailleurs, pour me réduire la cervelle en une bouillie que seul un zombie serait capable d'avaler après mille ans de jeun et, je cherche cette corde, serpent de jungle.

La fenêtre, jalouse, se veut attrayante, aguichante, avec ses rideaux en bas résille, elle me promet une autre vie de l'autre côté, dehors, sur le trottoir, les pas saccadent la raison d'exister à la rue, où les fantômes des vies perdues, se tranchent les secondes vies, à la sauce piquante. Racle le fond de ton ventre, rien ne doit subsister, même l'odeur n'a pas lieu de tenir. Ravise ton sourire à me provoquer. Râpe le verre pilé de mes mots, pleure ce diamant devenu un galet qui ricoche sur une eau.

Au besoin de vivre, la mort s'attache à mes pas, trace son dessein à toutes les occasions : elle m'ouvre son cercueil. Edentée.

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2009

 

 

 

23:09 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : fantomes, chair, rupture, ventre |  Facebook |

28.12.2009

Un crayon attendu

stylo__de_coloriage_mobi

 

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Il était une fois un crayon qui ne savait pas écrire tout seul. Il cheminait ( et pas cheminée) dans les méandres des fournitures de bureau sur une page aussi belle qu'alléchante ( et pas léchée par le premier venu) quand un regard brillant de désir de le consommer sur l'heure l'inscrit sur un bon de commande déjà chargé comme une mule de Bethléem ( rien à voir avec la naissance de Rachel). Le grand Sachewb en était l'auteur, l'initiateur, l'instigateur, le provocateur. Il faut lui reconnaître une vertu, celle de donner ... dans le luxe. Car ce crayon était de sang royal. Vous avez deviné ? Il était bleu ! Et notre grand Sachewb ne le savait pas. D'ailleurs, qui soupçonnait une telle imposture ? Qui de nous est d'écriture royale (à par la Reine de Rien la Ségolène Show) ? Mais, le maître en matière es commandes, diplômé du Taille Crayon et de la Feuille A4,321, ne l'entendait pas de cette oreille. Fallait-il céder au grand Sachewb ? Non, messieurs.

Cependant maître es commandes, n'avait pas un coeur de pierre. Il proposa une alternative en phase avec le désir chaud et bien trempé du grand Sachewb. Il proposa un beau crayon, d'une allure féline, à la carrosserie ferme et argentée, de bonne tenue en lignes courbes et droites, de quoi satisfaire tous les reliefs, si ce n'était la position de la levrette ( et oui, il n'était pas tous terrains, ce crayon, tout de même). Le grand Sachewb avait hâte de le prendre en main comme une paire de hanches prêtent à se laisser crayonner transversalement pour la bonne cause.

Le temps passa, telle une éponge absorbant les jours comme une pluie d'automne. Le grand Sachewb, avait cette impatience légitime et son entrain journalier avait dessiné quelque tristesse. Maitre es commandes le rassurait qu'un jour prochain mais non défini, son crayon allait arriver.

Et ce jour, béni de tous le crayons du monde et de Navarre, arriva. Le grand Sachewb fut prévenu sur l'heure. Il était heureux, le bougre, de tenir enfin dans ses petites mains la réalité de ses rêves. Pourtant, il semblait tristounet, là, dans le coin de l'œil gauche. Ce crayon tant attendu, n'avait pas toutes les propriétés que ses désirs avaient formulés. Maître es commandes, branla du chef (et non le chef) et considéra par un essai sur une feuille … vierge, le peu de qualité promise par la pub castratrice, du résultat moyen de ce crayon tant attendu et d'espoir mis en échafaudage.

Toutefois, le grand Sachewb promis de l'utiliser dans le pire des cas, pour tenir l'encre en action et dans le meilleur cas, pour signer une décharge. Et de fait, il le plaça dans sa poche de veste droite, histoire de dire qu'il le tenait prêt de lui, mais pas prêt de son cœur.

 

©Max-Louis MARCETTEAU 2009

21:33 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : main, crayon, royal, luxe |  Facebook |

27.12.2009

Paradoxe de la page blanche

echangeurs

 

Une direction.

Plusieurs routes possibles.

Panneaux indicateurs absents.

Immobilisme.

Tentation d’avancer.

Tentation de décider.

Première racines du doute.

Hasard planqué entre deux pavés de neurones.

Dès, en attente de jouer leur cirque.

Émanation d’un rêve.

Nuages sans ciel.

Vie plantée.

Audace nourrit au plomb, devient naine.

Platitude, habitude, solitude : pleine magnitude.

Aptitude à l'inaptitude.

Heures défilées.

Heurts des rêves sur des réalités.

Crayon déminé du destin, aucun éclat à attendre.

Page blanche.


© Max-Louis MARCETTEAU 2009

17:01 Écrit par Max-Louis MARCETTEAU dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : destin, audace, page, echangeur |  Facebook |