IoToP
A défaut d'être au bord de la route, je suis au bord de la mer, sur une plage de mots et je construis des histoires .
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Elle : « Caresses de tes nuits sur ma peau tissée d’ecchymoses du manque, tu m’assoiffes de toi. Lui : « Toi, rumeur de mes nuits d’adolescence, je t’avais écris à la solitude de mon encre de sang. Elle : « Sang bouillonne à l’excitation alternative de tes digitales pourpre, je profère tes mots fatals. Lui : « Fatale, tu es femme, prise à la démesure de toi-même, tu es m’as statue de Liberté. Elle : « Liberté statufiée par les vagues de sel, tes mains se brûlent, tu es torche vivante dans ma nuit. Lui : « Nuit d’été est né l’arbre Amour, racines et cime côtoient paradis et enfer, embrase ma vie. Elle : « Vie déterrée, la lumière sèche ses larmes, la fleur d’hier est celle d’aujourd’hui, idem. Lui : « Idem est la pensée sur les lignes d’eau d’un océan aux abysses d’amour, je suis né en toi. Elle : « Toi, seul chevalier à m’avoir domptée au fouet de tes mots, mes larmes sont tes océans. Lui : « Océan de mots projetés sur ton corps, fleuve d’aimer, vagues rugissantes, tu es insatiable. Elle : « Insatiable, j’imprime sur mes draps tes couleurs, tes douleurs, à la nuit griffée de mes étoiles. Lui : « Etoiles, je dessine ta réalité de mes mots pour conter les années lumières de l’attente. Elle : « Attente, je tiens en mon cœur les épines des heures, qui percent mes étraves et me coule. Lui : « Coule la rivière des instants pris en flagrant délit de me tourmenter sur le parvis de notre amour. Elle : « Amour, j’en gravis tous les calvaires, les pieds meurtris, les mains en sang, viens me border. Lui : « Border les derniers mots comme une dernière pelletée de terre, j’encercueille ma prière de sang. Elle : « Sang qui déborde de mes yeux je respire ta peau d’ortie, tes mots comme une meute me dévore. Lui : « Dévore les cieux de ta solitude, tu comptes les ressacs sur ta plage de sable, slave d’amertume. Elle : « Amertume, celle de ta trahison d’aimer les fantômes de ton imaginaire, les yeux vides. Lui : « Vides cœurs, t’aimer aux bourgeons de tes printemps qui se fanent d’année en année. Elle : « Années d’espoir, reposoir sur le balancier du Temps, je t’ai crée à la terre d’argile rouge. Lui : « Rouge sont mes heures défigurées aux pinceaux de ta vie, anagramme d’une ombre égarée. Elle : « Egarée à ton impasse, les jeux sont faits, tu perds de ta superbe et je gagne car je suis à toi. Lui : « Toi, un hasard fabriqué à la mesure de nos dissonances pour nous couronner de sa passion. Elle : « Passion déversée en eau brûlante, nos chairs en lambeaux et nos esprits gisent sur un lit de mots. Lui : « Mots de la faim. ©Max-Louis MARCETTEAU 2009
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